Grands Lacs: Semaine du 11 au 17 février 2012
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- Categoría: Actualidad en francés
- Publicado el Sábado, 18 Febrero 2012 15:21
RESUME : En RDC, la principale nouvelle de la semaine est la mort dans un accident d'avion à Bukavu du principal conseiller du président Kabila, Augustin Katumba Mwanke, considéré comme le Mazarin du régime qui avait aussi la haute main sur tous les contrats miniers, une nouvelle qui alimente toutes sortes de rumeurs et qui risque, selon certains observateurs, de déstabiliser l'entourage du Chef de l'Etat (RDC_11). Le parti du président a rendu un hommage appuyé à Katumba Mwanke tandis qu'une ordonnance présidentielle l'a consacré « héros de la Nation » : à cette occasion, le président Kabila dont on ignorait jusqu'ici le lieu où il se trouvait, a fait une réapparition publique (RDC_13).
Parmi les autres nouvelles, on signalera que l'Assemblée nationale a ouvert sa session extraordinaire alors que 500 dossiers de contestation émanant de plus de 300 députés doivent encore être examinés par la CSJ, y compris nombre de contestations entre membres de la majorité présidentielle (RDC_15). L'Assemblée a élu comme président provisoire un député de l'UDPS alors que ce parti a déclaré les élections invalides et qu'aucun autre membre n'était présent à la séance d'ouverture, bien que nombre de ses élus se soient enregistrés au secrétariat de l'assemblée (RDC_17). Le même jour, une « marche des Chrétiens », appuyée par l'opposition, et qui proteste contre la manière dont les élections se sont tenues et réclame l'invalidation de la CENI, devait avoir lieu (RDC_14). Elle a été interdite par le pouvoir qui prétexte un retard dans la demande d'autorisation et la non-identification des organisateurs : un début de manifestation a été dispersé de manière violente à coup de gaz lacrymogène et cinq religieux et religieuses ont été arrêtés à cette occasion, mais ont été libérés sur intervention de la MONUSCO (RDC_16). Pendant ce temps, les contestations continuent à se manifester à propos des résultats électoraux : les femmes de la fédération katangaise de l'UNC de l'opposant Vital Kamerhe exige de nouvelles élections avec une implication de la communauté internationale (RDC_10), tandis qu'un opposant évincé à l'élection présidentielle annonce la tenue d'une réunion de conciliation à Bruxelles avec l'appui d'un ancien président ghanéen, une initiative qui est plutôt fraîchement accueillie par le porte-parole du gouvernement (RDC_12).
À l'étranger, la Banque mondiale a cité le RDC comme un pays auquel elle pourrait ne plus octroyer des aides budgétaires du fait qu'il n'y existe pas de contre-pouvoir, ce qui, selon la presse congolaise, serait effectif (RDC_24) (RDC_27). De son côté, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa déclare que son pays soutient Joseph Kabila comme président pour les cinq prochaines années tout encourageant un « gouvernement inclusif » et une participation de tous aux travaux de l'Assemblée nationale, allusion au boycott de l'UDPS (RDC_29), tandis que le Secrétaire général de la Francophonie légitime le pouvoir actuel en approuvant la tenue du 14ème sommet de son organisation à Kinshasa (RDC_26). En Belgique, deux nouvelles manifestations contre le résultat des élections et rassemblant chacune quelques centaines de Congolais ont eu lieu à Bruxelles (RDC_25) (RDC_30), alors qu'une conférence que devait donner dans la commune dont il est le bourgmestre en titre, l'eurodéputé et ancien ministre des Affaires Etrangères Louis Michel, a été annulée par crainte de débordements de la part d'éléments de la diaspora congolaise (RDC_28).
Dans un contexte post-électoral tendu, les questions de la liberté de la presse et du respect des droits humains continuent à se poser. Une radio de l'opposition n'a toujours pas pu reprendre ses émissions à Mbuji-Mayi (RDC_19), tandis que trois radio-télévision privées, dont une relève du monde chrétien, n'émettent plus à Kinshasa, aucune justification n'ayant été donnée pour justifier la coupure du signal (RDC_21). Par ailleurs, l'ASADHO dénonce les transferts croisés de « kuluna » (jeunes bandits armés) en Province Orientale et à Kinshasa (RDC_18), alors que 20 membres de l'ancien mouvement BDK, qui s'est transformé en parti politique, ont été arrêtés dans le territoire de Luozi (RDC_20). Enfin, on signalera que le secrétaire général adjoint de l'UDPS aurait été arrêté cette semaine dans le quartier de Limete, bastion d'Etienne Tshisekedi (RDC_21_1).
Dans le domaine de la sécurité, un programme d'action pour la réforme dans le secteur logistique a été signé entre EUSEC et le ministre congolais de la Défense (RDC_1) (RDC_2). Sur le terrain, un des hommes du colonel déserteur a été arrêté en territoire de Beni au Nord Kivu (RDC_3), tandis que dans le même territoire des affrontements armés ont eu lieu entre des Maï-Maï et les FARDC (RDC_5) et qu'un camp militaire près du centre de Beni a été attaqué par des Maï-Maï (RDC_7). Au Sud Kivu, des échanges de coups de feu se sont produits entre des éléments des FARDC dans le contexte de l'arrestation de quatre hommes accusés de vols (RDC_4). Dans la même province, on note toutefois une amélioration de la sécurité sur deux axes routiers dans les territoires de Kalehe et de Mwenga (RDC_6). En Province Orientale, les populations accusent de meurtres et de pillages les rebelles de la LRA qui sévissent en territoire de Dungu (RDC_8) (RDC_9). Une mutinerie d'officiers a par ailleurs eu lieu dans un camp militaire proche de Bunia : ces officiers dénoncent les conditions de vie inhumaines pour les militaires congolais (RDC_9_1).
Dans le domaine économique, le service des mines de l'Ituri accusent plus de 100.000 orpailleurs d'exporter frauduleusement l'or de la zone de Mongwalu et accuse la société AngloGold d'empêcher leur service d'accéder aux sites miniers (RDC_22). Par ailleurs, le géant minier australien BHP-Billiton a renoncé à son projet de construction d'une fonderie d'aluminium, ce qui porte un sérieux coût d'arrêt au développement du projet hydro-électrique somptuaire portant sur la troisième phase d'Inga (RDC_22_1). En matière sociale, huit années après son approbation, le barème salarial de Mbudi n'est toujours pas appliqué déplore l'Intersyndicale du secteur public (RDC_23).
Au Burundi, le délégué de l'Union européenne appelle à une justice plus indépendante à l'occasion de plusieurs affaires de meurtres emblématiques dans ce pays (BUR_1).
En Ouganda, un ministre a fait expulser les membres d'un atelier de travail organisé par des militants homosexuels (OUG_1). Par ailleurs, deux ministres ont démissionné de leur fonction suite à un scandale de corruption (OUG_2).
Au Rwanda, l'ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu revient dans l'arène politique : il a fondé un nouveau parti politique (RWA_1). Dans le domaine de la justice, une chambre spécialisée dans les crimes internationaux a été créée pour juger les suspects de génocide, le TPIR ayant décidé d'arrêter prochainement ses travaux (RWA_3). Dans le domaine des relations extérieures, on signalera qu'un diplomate probablement rwandais a été expulsé de Suède pour avoir espionné des réfugiés rwandais en Suède (RWA_4). Enfin, on signalera que la Ligue belge des droits de l'homme dénonce le fait qu'une rwandaise enceinte de jumeaux a été rapatriée à la frontière française alors qu'elle n'aurait pas été en état de supporter un tel voyage (RWA_2).
BURUNDI
Justice, Droits de l'homme...
(BUR_1) AFP – 14/2
La délégation de l'Union européenne (UE) au Burundi en a appelé à l'indépendance de la justice locale pour qu'elle élucide plusieurs affaires "emblématiques" dans le pays, dont des meurtres et attaque, dans une déclaration parvenue mardi à l'AFP.
"L'UE suit de près le traitement judiciaire de plusieurs cas emblématiques au Burundi et soutient qu'une justice indépendante et efficace constitue un élément crucial dans la réconciliation et le développement de la société" burundaise, explique le chef de la délégation de l'UE au Burundi, Stéphane De Loecker.
Dans cette déclaration prise "en accord avec les chefs de mission européens au Burundi", elle appelle la justice burundaise à mettre "tout en oeuvre pour que des enquêtes approfondies soient menées en respectant le code de procédure pénale afin d'élucider tous ces crimes odieux". "Tous ceux qui ont été nommés dans ces procédures judiciaires devraient être auditionnés sans distinction, afin de soutenir l'indépendance de la justice", estime la délégation européenne au Burundi.
L'UE dit avoir relevé "des vices de procédure" lors du récent procès du "massacre de Gatumba" (près de Bujumbura), où 39 personnes avaient été tuées et une vingtaine blessées dans l'attaque d'un bar au fusil d'assaut et à la grenade, "ainsi que le refus de faire comparaître toutes les personnes mentionnées durant les audiences". Elle demande également une enquête "complète" dans l'assassinat d'un coopérant italien et d'une nonne croate en novembre dans la province de Ngozi (nord), dans lequel deux Burundais ont été condamnés à la prison à vie, estimant que "d'autres personnes pourraient être éventuellement impliquées". Un député du parti au pouvoir avait été dénoncé par l'un des assassins.
L'UE évoque enfin l'assassinat toujours non élucidé d'un activiste anti-corruption en 2009, Ernest Manirumva, alors qu'il enquêtait sur un trafic d'armes au sein de la police. "Il ne semble pas que la justice ait tenu compte jusqu'à présent de plusieurs recommandations" dans cette affaire, déplore l'UE.
OUGANDA
Justice, Droits de l'homme...
(OUG_1) TF1 – 14/2
Un ministre ougandais a fait expulser mardi d'un hôtel d'Entebbe, en périphérie de Kampala, un atelier de travail organisé par des militants de la cause homosexuelle, a dénoncé Amnesty International, alors qu'une loi controversée durcissant la législation homosexuelle est à l'étude dans le pays.
Amnesty affirme dans un communiqué que le ministre de l'Ethique et de l'Intégrité, Simon Lokodo, accompagné par la police, a annoncé que la réunion était illégale et a ordonné aux militants de la cause LGBT (lesbiennes, gays, bi, transgenres) à quitter l'hôtel, menaçant d'utiliser la force.
Lire le communiqué d'A.I. sous :
http://www.amnestyinternational.be/doc/s-informer/actualites-2/article/ouganda-un-atelier-sur-les-droits
(OUG_2) AFP – 16/2
Deux ministres ougandais ont démissionné jeudi dans le cadre d'un scandale de corruption portant sur 60 millions de dollars (45 millions d'euros), dernières démissions en date en Ouganda pour des affaires de pots-de-vin et malversations, a indiqué jeudi un porte-parole du gouvernement.
La ministre de l'Egalité des sexes, Syda Bbumba, et celui des Affaires générales, Khiddu Makubuya, ont quitté leurs fonctions après le lancement, par le président Yoweri Museveni, d'une enquête les visant. Les ex-responsables sont soupçonnés d'avoir gonflé une compensation donnée en 2010 à un homme d'affaires après l'annulation par le gouvernement de contrats publics autour de la capitale Kampala. "Les deux ministres ont pris leurs responsabilités politiques et ont démissionné," a déclaré le porte-parole du gouvernement, Fred Opolot.
Leur départ fait suite à un appel à la démission de députés du parti au pouvoir. Mme Bbumba, qui fut auparavant ministre des Finances, et M. Makubuya, par ailleurs ancien ministre de la Justice, ont pourtant indiqué avoir agi sur instruction du président Museveni.
En octobre, trois responsables politiques avaient déjà démissionné sur fond de scandale de corruption. Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Sam Kutesa, avait quitté ses fonctions, en même temps que le secrétaire d'Etat au Travail, Mwesigwa Rukutana, et le chef de la majorité présidentielle au Parlement, John Nasasira.
Les trois hommes sont désormais jugés pour leur rôle dans l'appel d'offres concernant l'organisation d'un sommet du Commonwealth en 2007, un marché de 14 milliards de shillings ougandais (4,5 millions d'euros).
En décembre, Kabakumba Masiko, ministre aux Affaires présidentielles, avait à son tour démissionné, accusée de détournement d'équipements publics pour sa station de radio privée.
RDC
Sécurité, Armée...
(RDC_1) ACP – 10/2
Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants Charles Mwando Nsimba et le chef de la mission de l'Union européenne pour la réforme du secteur de la sécurité en RDC (EUSEC), le général Antonio Martins, ont procédé vendredi à la signature du programme d'action pour l'exercice 2012.
Ce programme est un « véritable instrument de travail » pour la réforme des FARDC, a estimé le ministre Charles Mwando Nsimba, qui a salué à cette occasion la qualité du partenariat en cours entre le ministère de la Défense et l'EUSEC dont les résultats, a-t-il souligné, « sont palpables sur terrain ».
Le général Antonio Martins a réaffirmé l'appui de l'EUSEC et de l'ensemble de l'Union européenne à la RDC pour la réussite du processus de longue haleine que constitue la réforme du secteur de la sécurité. Il a noté que cette cérémonie simple mais de grande signification est la preuve de la bonne santé du partenariat entre le ministère congolais de la Défense et l'EUSEC.
Le général Martins a en outre souligné ce qu'il a appelé « la valeur ajoutée » de cette actualisation du programme d'action en faisant référence au maintien et au renforcement de l'appui au niveau stratégique. Il a fait part de la mise à la disposition du ministère de la Défense de deux officiers brevetés d'état-major au grade de colonel comme experts de l'EUSEC en guise de la manifestation de cette collaboration.
(RDC_2) Radio Okapi – 14/2
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont officiellement réceptionné, ce mardi 14 février, deux documents importants pour leur réforme dans le secteur de la logistique. Ces documents, financés par l'Union européenne à environ 70 000 USD, sont appelés « Règlements d'ordonnance », qui visent la bonne gestion des armes et munitions, et « Règlements de transport par Route », qui organisent la gestion du matériel roulant.
Le général Mbuayama Nsiona, chef d'état-major des FARDC chargé de la logistique, explique l'intérêt de ces documents : « La sortie de ces règlements va permettre tant à ceux qui avaient une formation de base et qui l'ont peut-être perdue avec le temps qu'à ceux qui n'ont aucune formation d'avoir un outil de travail commun sur duquel ils vont gérer de manière rationnelle et scientifique les ressources mises à leur disposition. »
Il a plaidé pour la vulgarisation des enseignements reçus et l'utilisation effective de ces règlements. Le général Mbuayama Nsiona a poursuivi : « Celui qui ne gère pas selon les normes, il perd son commandement. Ça c'est évident ! Ne vont être commandants de grandes unités que ceux qui ont bien géré et qui sont bien cotés ».
Les FARDC disposent désormais d'un document de bord en vue du développement de leur logistique, appelé « doctrine logistique », fruit du partenariat avec la mission de l'Union européenne de conseil et d'assistance en matière de réforme de la sécurité (EUSEC). La cérémonie de remise du premier exemplaire de ce document avait eu lieu, mercredi 3 février 2011, au quartier général de cette mission à Kinshasa.
Le 22 novembre de la même année, un dépôt d'armes et de munitions de la force terrestre des FARDC avait été inauguré au Camp Kokolo de Kinshasa, après sa réhabilitation par l'EUSEC. « Ce dépôt va permettre de mieux stocker, maintenir et séparer des armes et des munitions tout en respectant les normes nationales et internationales de sécurité », avait alors indiqué le chef du département logistique à l'état-major de la force terrestre, le colonel Lioko.
Kivu
(RDC_3) Radio Okapi – 10/2
Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont arrêté, jeudi 9 février, l'un des hommes du colonel Albert Kahasha et récupéré deux bombes à roquettes ainsi que des munitions lors d'un affrontement avec le groupe de cet officier déserteur dans la localité de Kabasha, située à une vingtaine de kilomètres, au Sud-Est de la ville de Beni (Nord-Kivu).
Selon des informations fournies par des sources locales et confirmées par des sources militaires, les deux groupes ont échangé des tirs pendant une demi-heure environ.
Le commandant du premier secteur des FARDC déployé à Beni, le Colonel Eric Rurihombere, a indiqué que l'officier recherché s'apprêtait à prendre un repas avec ses hommes dans la localité de Kabasha.
Des sources militaires précisent que le colonel Kahasha et ses hommes revenaient de Kantine, localité située à une quarantaine de kilomètres au Nord-Ouest de Beni. Les mêmes sources affirment que les FARDC poursuivent des recherches pour traquer l'officier déserteur qui dispose de vingt-deux militaires.
Le Colonel Albert Kahasha était le commandant du 808e régiment des FARDC déployé a Oïcha, cité située a une trentaine de kilomètres au Nord-Est de Beni. Il a déserté les rangs de l'armée régulière, il y a trois semaines emmenant dans sa suite plusieurs hommes.
(RDC_4) Radio Okapi – 11/2
Des militaires du 109ème régiment des Forces armées de la RDC (FARDC) se sont tirés dessus à Kamituga, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, après l'arrestation de quatre d'entre eux, accusés d'avoir dérobé de l'or et de l'argent dans le village de Bigombe. Des officiers militaires, s'étant opposés au transfèrement des accusés vers Bukavu, ont tendu une embuscade à leur convoi.
Le transfert de ces militaires avait été décidé jeudi dernier par le commandant secteur chargé des opérations militaires, basé à Kakulu, à 15 Km de Mwenga centre. Il accuse ces militaires de s'être fait passer pour des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) en vue de piller la population. Ils auraient volé 25 tolas (36,66 grammes) d'or, 4 500 dollars américains et une forte somme d'argent en francs congolais dans le village de Bigombe.
Le convoi qui les conduisait à Bukavu pour y être jugés est tombé dans une embuscade tendue par d'autres militaires FARDC au niveau de Kasasira, entre Mwenga et Kamituga. Avec le renfort de deux compagnies du 107e régiment des FARDC basé à Burinyi, ces militaires ont réussi à libérer leurs 4 compagnons d'arme qu'ils ont emmenés à Burinyi.
Le commandant des opérations Amani Leo, le colonel Delphin Kahimbi, annonce toutefois que les 4 présumés criminels sont finalement arrivés à Bukavu vendredi 11 février, après qu'il ait ordonné aux militaires FARDC, auteurs de cette embuscade, de les y conduire. Le colonel Delphin Kahimbi appelle par ailleurs la population au calme, indiquant que « la situation est sous contrôle ».
(RDC_5) Radio Okapi – 13/2
Les FARDC et les miliciens Maï-Maï se sont affrontés, dimanche 12 février, à Kalindayi-Kalau, localité située à une dizaine des kilomètres au nord-est de la ville de Beni au Nord-Kivu. Selon des sources locales et militaires, le bilan fait état des deux morts: un militaire et un milicien.
Des échanges des tirs ont eu lieu pendant environ vingt minutes, selon le commandant du premier secteur des FARDC basé à Beni, le colonel Eric Rurihorimbere. Un groupe des militaires des FARDC en patrouille, suite à des informations faisant état d'un mouvement des hommes armés dans cette localité, a été attaqué par les Maï-Maï, a-t-il indiqué.
Après cet accrochage, les assaillants se sont retirés dans la brousse, selon le colonel Eric Rurihombere, qui a assuré que « la situation est sous contrôle » et que « les FARDC sont à la poursuite de l'ennemi ». Les sources locales ont également confirmé le contrôle de Kalindayi-Kalau par les forces armées de la RDC.
(RDC_6) Radio Okapi – 14/2
La situation sécuritaire s'améliore sur les axes routiers Bukavu-Minova, en territoire de Kalehe, et Bukavu-Kasika en territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu. La cellule de sécurité du système des Nations-Unies de cette province l'a constaté lors d'une mission d'évaluation effectuée la semaine dernière. Cela permet ainsi aux véhicules des agences des Nations unies d'exécuter leur travail sans escorte.
À certains endroits, il est tout de même recommandé d'utiliser un convoi compte tenu de l'état délabré des routes, particulièrement sur l'axe Minova-Bushushu. « Je crois que le déploiement d'un régiment et les patrouilles de la Monusco à certains endroits participent à la sécurisation sur l'axe Bukavu-Minova », déclare Idrissa Mbay, officier de sécurité terrain des agences des Nations unies au Sud Kivu pour expliquer cette amélioration.
L'officier de sécurité a indiqué qu'à Kasika, la situation s'est améliorée aussi. Lorsqu'il s'y est rendu récemment, il dit n'y avoir constaté que des incidents mineurs comme des agressions de certains éléments isolés.
D'autres missions du type sont également prévues ce mardi 14 février sur d'autres axes du Sud-Kivu pour se faire une idée globale de la situation sécuritaire sur tous les axes routiers de la province.
(RDC_7) Radio Okapi – 15/2
Des miliciens Maï-Maï ont attaqué mercredi 15 février le camp des Forces armées de la RDC (FARDC) de Paida-Kisalala, à 5 kilomètres au Nord-Est du centre ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Selon des sources des FARDC, huit personnes sont mortes, dont six Maï-Maï et deux militaires FARDC. Trois soldats de l'armée régulière ont aussi été blessés dans l'attaque de ce camp militaire, état major du 307e régiment des FARDC.
L'affrontement a débuté vers 3 heures du matin, heure locale, selon le commandant du premier secteur des FARDC rencontré sur place. Le Colonel Eric Rurihombere rapporte qu'après une demi-heure d'affrontement, les assaillants ont été repoussés et se sont enfuis dans la brousse. Les soldats ont pu récupérer deux armes AK47 laissés par leurs ennemis.
Les cadavres des assaillants étaient encore visibles dans le camp de Paida-Kisalala ce mercredi matin. Le colonel Eric Rurihombere assure que « la situation est sous contrôle et que les FARDC sont à la poursuite de l'ennemi ».
Province Orientale
(RDC_8) Radio Okapi – 11/2
La population accuse les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni d'être les auteurs des meurtres, vols et pillages commis depuis lundi 6 février dans le territoire de Dungu, à 780 Km au Nord-est de Kisangani, en Province Orientale. Vendredi 10 février, dans la localité de Pagulupa, une personne a été tuée, neuf autres enlevées et 1 050 kilos de marchandises emportées. Pour l'administrateur du territoire de Dungu, certains de ces crimes sont commis par des bandits congolais armés, à la recherche de nourriture.
L'attaque de vendredi dans la localité de Pagulupa par des hommes armés non identifiés s'est soldée par l'enlèvement de deux personnes et le pillage de plusieurs produits agricoles et manufacturés, rapporte la société civile locale. Un jour avant cette attaque, quatre hommes armés se sont introduits dans la parcelle d'un quinquagénaire dans la localité de Nagero et ont emporté vivres, vêtements et matelas.
Mercredi dernier, six cyclistes fuyant une embuscade tendue par des assaillants dans le village de Nganzi ont abandonné 600 kilos de produits agricoles. Le même jour, trois motards venant d'Ariwara ont perdu 450 kilos de marchandises dans une embuscade tendue à Sambia.
L'administrateur du territoire, qui confirme ces attaques, affirme que mardi dernier, dans le poste de Ngilima, des hommes armés ont tué une personne et enlevé trois autres, avant de les relâcher quelques heures plus tard.
Lundi 6 février, enfin, trois personnes venant du marché sont tombées dans une embuscade tendue par des hommes en armes, dans le village de Nabiapayi, à la frontière avec le Sud-Soudan.
L'autorité territoriale informe que le conseil de sécurité du territoire va faire le point sur toutes ces attaques mardi 13 février prochain.
(RDC_9) Radio Okapi – 13/2
Des rebelles ougandais de la LRA ont tué deux personne, enlevé une vingtaine, emporté 1 150 kilos de marchandises et pillé les greniers, de lundi à samedi 11 février, dans le territoire de Dungu, situé à 780 Km au Nord-Est de Kisangani, selon la société civile locale et l'administration du territoire.
De son côté, le commandant de la 9ème région militaire des FARDC, le général Jean-Claude Kifwa a rejeté la thèse soutenant l'existence de la LRA sur le sol congolais. Il a par contre attribué cette recrudescence d'insécurité aux bandits congolais armés.
Le général Jean-Claude Kifwa a reconnu que les FARDC éprouvent d'énormes difficultés pour mettre fin pour le moment à ce climat d'insécurité faute de logistique. « Il y a un problème aussi de mobilité. Nous faisons face à un sérieux problème d'ordre logistique parce que le charroi est amorti. Nous allons nous impliquer et demandons à ce que la hiérarchie puisse intervenir. Il faut comprendre que nous sommes à la frontière entre deux pays voisins, il y a le Soudan du Sud et la RCA où règne aussi l'insécurité. Souvent on est débordé par le contournement de nos positions par l'ennemi qui utilise les territoires d'autres pays. Dernièrement, on avait signalé la présence de Mbororo vers Bapolo, en RCA. Ils traversent pour nourrir leurs bétails chez nous après ils rentrent », a-t-il affirmé.
Le commandant de la 9è région militaire a tout de même promis de s'engager pour combattre ce qu'il qualifie de la recrudescence de banditisme. « Un dispositif opérationnel armée-police-service national de renseignement qui n'existe pas encore mettra fin aux phénomènes des bandits armés à Dungu », a rassuré le général Jean-Claude Kifwa.
(RDC_9_1) Radio Okapi – 16/2
Un groupe d'officiers des Forces armées de la RDC (FARDC) basés à Marabo, à 45 kilomètres au Sud-ouest de Bunia en Ituri (Province Orientale), sont « entrés en mutinerie». Dans un document écrit adressé au commandant suprême de l'armée congolaise, le chef de l'Etat Joseph Kabila, et dont Radio Okapi a pris connaissance mercredi 15 février, ils dénoncent « les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les militaires congolais ». Ils donnent au chef de l'Etat un ultimatum de 72h pour les rencontrer.
Ces officiers dénoncent notamment le mauvais traitement infligé aux militaires congolais et le détournement des fonds destinés à ceux qui « sont sur terrain ».
Selon le porte-parole des mutins et commandant adjoint des opérations du 42ème bataillon, Major Faustin Balizana, les officiers ont « longtemps observé de façon impuissante la situation déplorable que traversent les soldats des FARDC et leurs familles », à cause notamment des « soldes insuffisantes réservées aux militaires ». Le Major Faustin Balizana dénonce aussi « l'instauration d'un réseau mafieux de corruption et détournement des fonds destinés aux militaires sur terrain ». « Ce réseau part du ministère de la Défense aux états-majors des opérations sur terrain », a-t-il précisé.
Les officiers impliqués dans ce mouvement sont issus des 1ère, 4ème et 13ème brigades des FARDC. Ils affirment avoir le soutien du commandant de la 13e Brigade des FARDC, le colonel Masudi Espérance, qui nie pourtant toute implication.
Le commandant de la 4ème brigade des FARDC, le colonel Akili Mali, qui nie aussi faire partie des mutins, reconnaît qu'effectivement deux bataillons, sur les trois qui composent sa brigade, ont quitté le camp des FARDC pour former un nouveau camp à côté.
Le commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, le colonel Fall Sikabwe, ne s'est pas encore prononcé sur ce dossier.
Vie politique...
(RDC_10) Radio Okapi – 10/2
Les femmes membres de fédération katangaise de l'Union pour la nation (UNC) ont sollicité mercredi 9 février, l'implication de la communauté internationale pour l'organisation de nouvelles élections générales en RDC.
Dans un mémorandum adressé au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC dont une copie a été remise à Radio Okapi, ces femmes déplorent entre autres le dépouillement à huit clos des urnes, la fraude, la tricherie et la corruption des agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Les femmes de l'UNC estiment que « ce désordre a conduit à une organisation bâclée et irresponsable des élections du 28 novembre dernier en RDC ». Pour ces femmes, les irrégularités constatées constituent une violation de la loi électorale.
Maryse Riziki, la présidente de ce collectif de femmes a déclaré à ce sujet : « On n'a pas respecté la loi. Au moment des compilations, il y a eu des résultats dont on n'a même pas tenu compte. On ne nous a pas donné les résultats des PV que nous avons eus dans les différents bureaux de vote. Nous ne savons pas où l'on a eu ces résultats-là. Les noms des députés ne reflètent pas la vérité. Notre justice est partiale. C'est pourquoi nous demandons à la communauté internationale d'intervenir pour qu'il y ait annulation de ces élections ». Elles souhaitent aussi que ces élections soient réorganisées avec un nouveau bureau de la Ceni.
En réaction, le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli a fait savoir que son institution respecte le point de vue de ce parti politique. Il a indiqué que son institution procéderait bientôt à l'évaluation des dernières élections et tiendra compte des remarques qui lui sont faites pour tirer des leçons.
(RDC_11) AFP - Belga – 12/2
Trois personnes, dont l'un des principaux conseillers du président congolais Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, et deux membres d'équipage américains, sont décédées dans l'accident d'avion survenu dimanche aux abords de l'aéroport de Kavumu près de Bukavu, a-t-on appris de sources concordantes.
"Il y a trois morts: deux membres d'équipage américains et un passager", M. Katumba Mwanke, a déclaré un responsable à l'aéroport de Bukavu, ajoutant que le petit avion d'affaires transportait huit passagers.
Le ministre sortant des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon, le gouverneur du Sud-Kivu, Marcelin Cishambo Rohuya, et Antoine Ghonda, ancien "ambassadeur itinérant" du président Kabila, qui se trouvaient dans l'avion, ont été blessés, certains grièvement, a indiqué une source à la présidence. Le conseiller du président Kabila, propriétaire de l'avion, et le pilote "ont été tués sur le coup", avait indiqué auparavant la présidence.
L'appareil - un bi-réacteur Gulfstream 200 - venu de Kinshasa via Goma, a raté l'atterrissage. Il s'est posé "au milieu de la piste et est allé terminer sa course dans un ravin après la piste", près de la rivière Kulanga. "L'avion est endommagé", selon le responsable de l'aéroport. "La météo était bonne, je pense que c'était une mauvaise appréciation (de la piste) parce que c'est la première fois que ces pilotes arrivent ici à Bukavu", a-t-il ajouté. L'accident s'est produit peu avant 14h00 locales (13h00 HB).
Les blessés ont été hospitalisés en réanimation à l'hôpital général de référence de Bukavu, selon la radio onusienne Okapi. Le ministre des Finances se trouvait dans un état "grave", selon une source à la présidence, alors que M. Ghonda serait aussi grièvement blessé. Le gouverneur du Sud-Kivu a "les jambes fracturées", selon le responsable de l'aéroport. Selon Radio Okapi, parrainée par l'ONU, il reçoit des soins dans le même établissement hospitalier.
Ingénieur de formation, M. Katumba Mwanke, 48 ans, avait été réélu fin 2011 au Katanga député du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD, la formation, au pouvoir, de M. Kabila), dont il a été l'un des membres cofondateurs. Il était considéré comme l'éminence grise du président et souvent décrié pour son action occulte.
Dans un rapport d'experts de l'ONU sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC, publié en 2002, M. Katumba Mwanke était décrit comme membre d'un "réseau d'élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux (qui) cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles (...) dans la zone (de la RDC) tenue par le gouvernement". Le rapport précisait alors que "ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu'il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public".
Les experts avaient placé M. Katumba Mwanke sur une liste de personnes contre lesquelles ils avaient recommandé une "interdiction de déplacement" hors du Congo, le "gel de leurs avoirs personnels" et une "interdiction d'accéder au système bancaire". À l'époque ministre délégué à la présidence, en charge du portefeuille de l'Etat, il avait été suspendu de ses fonctions fin 2002 par M. Kabila qui l'avait nommé en 2004 "ambassadeur itinérant" à la présidence.
Lire aussi sous :
http://congosiasa.blogspot.com/2012/02/augustin-katumba-mwanke-one-of-most.html
http://af.reuters.com/article/drcNews/idAFL5E8DC3U020120212?sp=true
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/13/le-gouvernement-de-la-rdc-rend-hommage-katumba-mwanke/
http://www.acpcongo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6400
http://af.reuters.com/article/drcNews/idAFL2E8DD5L220120213?sp=true
http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2012/02/13/le-secret-de-la-visite-au-kivu-se-trouve-sur-lile-didjui/
http://www.acpcongo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6433
(RDC_12) Belga – 13/2
Un opposant évincé de la course à l'élection présidentielle du 28 novembre dernier en RDC, le révérend Jean-Paul Moka Ngolo Mpati, a annoncé les dates du début de la médiation internationale qu'il a lancée avec l'ex-président ghanéen John Kufuor pour tenter de résoudre la crise politique post-électorale dans son pays.
"Du jeudi 22 mars au mardi 27 mars 2012, se tiendra à Bruxelles la première rencontre de la médiation internationale Kufuor-Moka avec toutes les parties congolaises", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Y seront invités de manière nominative, sept membres de chaque composante (majorité, opposition et société civile). L'objectif est de jeter les bases d'un dialogue franc et consensuel sur la résolution des graves insuffisances du processus électoral en cours, dans le respect des institutions républicaines de la RDC", a-t-il ajouté. "Une seconde rencontre aura ensuite lieu à Accra (Ghana) et enfin Kinshasa (RDC). Il est question de vider ce contentieux avant le mois de juin 2012". Selon le révérend Moka, cette médiation "a déjà obtenu le soutien des institutions européennes et africaines".
Dans le camp du président réélu Joseph Kabila, cette initiative a toutefois été fraîchement accueillie. Pour le gouvernement de Kinshasa, cette énième rencontre entre Congolais n'est pas une priorité en ce moment où le peuple s'est choisi ses dirigeants et que "le pays progresse de manière à permettre au chef de l'État élu de concrétiser toutes les promesses de la campagne électorale".
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga, a jugé "déplacé et rétrograde de vouloir imposer un retour à des négociations comme solutions face aux cas d'erreurs ou d'irrégularités constatées dans l'organisation du scrutin (présidentiel et législatif du 28 novembre", selon le journal 'L'Avenir'.
Lire aussi sous :
http://www.7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=29870:sortir-de-limpasse-politique--dialogue-inter-congolais-voici-la-liste-des-invites-a-bruxelles&catid=14:lavenir
(RDC_13) AFP – Belga – 14/2
Le président congolais Joseph Kabila et plusieurs officiels ont rendu hommage lundi à Kinshasa à Augustin Katumba Mwanke, considéré comme l'éminence grise du chef de l'Etat et tué dimanche dans un accident d'avion à Bukavu (est), a-t-on appris auprès du parti au pouvoir.
M. Kabila, très discret depuis sa réélection contestée fin novembre 2011, s'est rendu au domicile de son plus proche conseiller pour s'incliner, sous une pluie battante, avec la famille devant sa dépouille, ramenée par avion de Bukavu dans la matinée.
Une cérémonie a aussi été organisée au siège du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, au pouvoir), sans le président Kabila, a constaté l'AFP. M. Katumba Mwanke, 48 ans, était l'un des co-fondateurs de ce parti et avait été réélu député au Katanga (sud-est) fin 2011. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies au PPRD, dont des membres du gouvernement, des élus et des militants du parti et d'autres de la Majorité présidentielle (MP), la plate-forme politique qui soutient M. Kabila.
La dépouille de M. Katumba Mwanke devait être ramenée par avion dans la soirée au Katanga, sa province d'origine avant son inhumation prévue dans les prochains jours dans son fief de Pweto.
Le ministre de l'Intérieur Adolphe Lumanu a affirmé dimanche que l'accident était dû à une erreur humaine. Le ministre des Transports et des Voies de communication, Joseph Martin Kitumba, a décidé lundi du retrait de la licence d'atterrissage et de décollage des avions de Katanga Express - ainsi que de Katanga Wings, deux compagnies privées ayant le même propriétaire - à qui le jet appartenait, a annoncé lundi soir la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). Cette décision fait suite à une réunion d'urgence pour déterminer les causes de l'accident, a-t-elle ajouté, avant d'annoncer qu'une commission mixte d'experts congolais et américains doit se rendre mardi dans la province du Sud-Kivu, dont Bukavu est la capitale.
(RDC_14) Radio Okapi – 14/2
À quelques heures de la tenue de la marche pacifique commémorant le 20ème anniversaire du massacre des Chrétiens, ce jeudi 16 février, la mobilisation s'intensifie dans les paroisses catholiques de Kinshasa et au sein des partis politiques. Le Conseil de l'apostolat des laïcs catholiques (CALCC), qui organise la marche, souhaite qu'elle puisse se passer dans la non-violence. Pour les partis politiques, réunis ce mardi à Kinshasa, cette manifestation constitue une occasion de réclamer la vérité des urnes.
Cette marche vise à exprimer le rejet des résultats des élections du 28 novembre par la population et à exiger la démission du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a affirmé le porte-parole du conseil de l'apostolat des laïcs catholiques et coordonnateur de la marche, Thierry Nlandu. Elle devrait, selon lui, mobiliser les fidèles de toutes les paroisses catholiques de Kinshasa et être ouverte à tous les Congolais.
Thierry Nlandu a appelé les participants à cette marche à se conformer aux orientations des organisateurs : « S'il y a des hommes politiques qui veulent venir à cette marche, qu'ils ne viennent pas pour revendiquer des choses qui ne concernent pas [les organisateurs]. Si eux veulent avoir une marche avec des objectifs bien précis, ils organiseront leur marche après. »
Des partis politiques de l'opposition ont, de leur côté, affirmé attendre beaucoup de cette marche. Le secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Lucien Busa, a expliqué pourquoi : « L'opposition politique s'est réunie pour appuyer l'action des chrétiens. Et donc, la revendication fondamentale est que la vérité des urnes éclate au grand jour ».
Dans un communiqué publié ce même mardi, l'ONG de défense de droits de l'Homme, Asadho, a demandé aux autorités congolaises de garantir la tenue de cette marche dans le respect de la constitution. Elle a invité, par ailleurs, les organisateurs à la tolérance et au respect des valeurs républicaines et démocratiques.
Le 16 février 1992, les forces de l'ordre avaient réprimé dans le sang la manifestation des chrétiens. Ces derniers réclamaient la réouverture de la conférence nationale souveraine (CNS). Plusieurs personnes avaient tuées et de nombreuses autres blessées.
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http://www.lalibre.be/actu/international/article/720052/nouvelle-journee-de-haute-tension-a-kinshasa.html
(RDC_15) Radio Okapi – 15/2
Quatre jours après la fin de la réception des recours aux élections législatives de novembre dernier, les députés contestés déposent leurs mémoires en réponse aux revendications des requérants avant le début des audiences publiques. Selon le greffe de la Cour Suprême de Justice, environ 500 dossiers de contestation de plus de 300 députés ont été enregistrés.
Après que les contestataires ont déposé leurs recours au greffe de la Cour suprême de justice, c'est le tour des accusés de présenter leurs moyens de défense. Mardi 14 février, près de cinquante représentants des partis politiques et des élus indépendants ont déposé leurs mémoires en réponse aux contestations de leur élection.
Quant au début des audiences publiques, les experts estiment que la Cour suprême de justice est en train de suivre la procédure prévue dans la loi électorale. Ils estiment qu'à ce stade, cette procédure ne connaît pas de retard.
Me Claude Bafwafwa, avocat à cour d'appel de la Gombe explique la procédure : « La loi elle-même exige certaines procédures. Lorsque le requérant saisit la Cour suprême de justice, sa requête doit être envoyée au parti contre qui il est allé devant la Cour suprême de justice. Le parti réagit à la requête et dans les trois jours, il réplique par un mémoire. Ensuite, le dossier doit être communiqué au parquet général de la République qui donne son avis deux jours après la réception des dossiers. Après cette procédure, les audiences peuvent commencer ».
Le greffe de la Cour Suprême de Justice confirme que les audiences publiques pourront commencer après la réception des avis écrits du ministère public sur différents recours.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/10/legislatives-rdc-des-candidats-contestent-les-resultats-de-168-circonscriptions/
http://www.lalibre.be/actu/international/article/718790/congo-quelle-solution.html
http://www.rfi.fr/afrique/20120211-rdc-cour-supreme-justice-recours-candidats-legislatives-Evariste%20Boshab-
(RDC_16) Belga – 15/2
Une "Marche des Chrétiens" qui devait se dérouler jeudi à Kinshasa pour dénoncer l'absence de transparence après les élections présidentielle et législatives a été interdite, a indiqué mercredi soir à l'agence BELGA le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende Omalanga.
Ce dernier a invoqué deux motifs justifiant selon les autorités l'interdiction de cette marche de protestation qui se voulait pacifique. Premièrement, la demande d'autorisation n'est rentrée qu'aujourd'hui (mercredi) alors que la marche devait avoir lieu demain jeudi. Deuxièmement, "on ne sait pas identifier exactement qui sont les organisateurs de cette marche".
La décision d'interdire la manifestation a été prise par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta Yango.
Vingt ans après la "Marche des Chrétiens", le clergé kinois et le CALCC avaient prévu d'organiser jeudi cette nouvelle manifestation en mémoire des dizaines de Congolais tombés sous les balles des militaires du maréchal Mobutu Sese Seko. La marche du 16 février 1992 avait été organisée pour protester contre la fin arbitraire de la Conférence nationale souveraine (CNS), symbole de la démocratie naissante. Cette fois, l'archidiocèse de Kinshasa appelait à protester contre les résultats des élections présidentielle et législatives, qui "ne reflètent pas la vérité des urnes", selon l'expression de l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.
Les Chrétiens réclament aussi le départ des sept membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), jugés trop inféodés au pouvoir du président Joseph Kabila, réélu au terme de scrutins entachés d'irrégularités, a rappelé mercredi l'hebdomadaire 'Le Vif' sur son site internet.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/15/kinshasa-le-gouverneur-interdit-la-marche-des-chretiens/
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/16/kinshasa-la-marche-des-chretiens-dispersee-par-la-police/
http://www.rfi.fr/afrique/20120216-rdc-violente-intervention-policiere-contre-fideles-regroupes-eglises
http://www.cartercenter.org/news/pr/drc-021612.html#french
(RDC_17) Belga - AFP – 16/2
Un député du parti de l'opposant Etienne Tshisekedi, Timothée Kombo Nkisi, a été désigné jeudi comme président du bureau provisoire de l'Assemblée nationale issue des élections contestées du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté la radio onusienne Okapi.
La session extraordinaire de la nouvelle Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, s'est ouverte jeudi au Palais du Peuple à Kinshasa, conformément à la constitution - mais sans attendre la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême de Justice (CSJ).
La session plénière a installé le bureau provisoire de l'Assemblée, qui est dirigé par le doyen d'âge, M. Kombo Nkisi, 75 ans, l'unique député présent de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), le parti de M. Tshisekedi. Mais l'absence des autres élus de l'UDPS et d'autres partis de l'opposition - comme la plate-forme "Dynamique Etienne Tshisekedi Président" (DTP) et du "Soutien à Etienne Tshisekedi" (Set) - a été très remarquée dans l'hémicycle, selon Radio Okapi, parrainée par l'ONU.
Avec 350 députés présents (sur un total de 500, bien que 482 sièges seulement aient été attribués), le quorum était atteint. Cent trente-deux députés étaient soit empêchés, soit absents, comme les 40 autres députés de l'UDPS.
Le président provisoire est assisté de deux vice-présidents, les deux élus les plus jeunes: Patrick Muyaya, un député du Parti lumumbiste unifié (Palu) du Premier ministre sortant Adolphe Muzito, et Mutula Lungwe Diallo, du Mouvement social pour le Renouveau (MSR) de Pierre Lumbi, le conseiller pour la sécurité du président Joseph Kabila.
Un seul point était jeudi à l'ordre du jour de l'Assemblée: la mise en place du bureau provisoire. Ce bureau est chargé d'une triple mission: la validation du pouvoir des députés, l'élaboration du règlement intérieur de l'Assemblée et la mise en place du bureau définitif. La deuxième séance plénière a été convoquée pour vendredi.
Selon les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la Majorité présidentielle (MP, soutenant M. Kabila) domine l'Assemblée et revendique jusqu'à 340 élus, contre autour de 120 à l'opposition, dont l'UDPS est devenue le premier parti.
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http://radiookapi.net/actualite/2012/02/16/assemblee-nationale-elu-de-ludps-la-tete-du-bureau-provisoire/
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/17/assemblee-nationale-majorite-opposition-rassurees-par-le-bureau-provisoire/
http://afrique.kongotimes.info/rdc/parlement/3830-nouvelle-assemblee-nationale-congo-revirement-udps.html
Justice, Droits de l'homme...
(RDC_18) Radio Okapi – 12/2
Une quarantaine de jeunes délinquants appelés « Kuluna » ont été transférés, vendredi 10 février, de la prison de Makala à Osiyo, établissement pénitencier de la Province Orientale. Selon le ministre de la Justice et Droits humains, Luzolo Bambi, c'est le début d'un processus de « transfèrement croisé » des délinquants arrêtés dans les centres urbains. Il a annoncé que des Kuluna arrêtés dans les autres villes du pays seront prochainement transférés à Kinshasa.
Expliquant qu'en tout une centaine de délinquants sont détenus à Makala, Luzolo Bambi a indiqué qu'un autre groupe sera prochainement transféré dans la prison de Buluwo au Katanga. « Et inversement, à Kisangani, les jours qui viennent, il y aura des jeunes Kuluna de la Province Orientale qui vont descendre à Kinshasa et de Kinshasa, ils feront le déplacement pour le Bas-Congo sûrement », a-t-il poursuivi.
Dans la nuit de mardi à mercredi 4 janvier, la police a arrêté un groupe de Kuluna, accusés de semer l'insécurité dans la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Equateur. Après cette énième arrestation, la population avait demandé le transfèrement de ces délinquants à la prison centrale de Makala ou à Buluwo pour leur rééducation. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbandaka, Sylvain Kabuila, avait expliqué que le phénomène Kuluna prend de l'ampleur à Mbandaka suite à l'absence d'une prison de haute sécurité.
Dans la nuit de mardi à mercredi 4 janvier au village Kawama situé à une vingtaine de km de Lubumbashi, d'autres jeunes délinquants ont mis le feu à une maison d'habitation, causant notamment la mort de deux personnes. Selon des témoignages recueillis sur place, le groupe de jeunes gens ont sollicité des chambres à un hôtel du village. Face au refus du propriétaire, ils ont tabassé sa fille avant de s'enfuir et revenir quelques heures après pour mettre le feu à son domicile.
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http://radiookapi.net/actualite/2012/02/13/transferement-des-kuluna-lasadho-denonce-une-violation-des-droits-humains/
(RDC_19) Radio Okapi – 12/2
La Radio Lisanga télévision (RLTV) n'a pas encore repris ses émissions à Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental. Son signal a été en effet coupé, le 5 décembre 2011, sur décision du conseil provincial de sécurité. Alors que les responsables de cette chaîne se posent des questions sur les vraies raisons de cette fermeture, le gouvernement provincial, de son côté, les appelle à harmoniser les vues afin « d'éviter de troubler l'ordre public ».
Les premières conséquences de cette fermeture sont déjà tombées, à en croire la RLTV. Dans la nuit du 4 février, un lot du matériel de cette chaîne a été volé, malgré la présence des policiers commis à la sécurisation des installations de la chaîne.
S'agissant de la décision de fermeture, les représentants de la RLTV affirment n'avoir pas été saisis à cet effet. « Jusqu'à ce jour, nous attendons la notification de la décision fermant la radio Lisanga. Jusqu'aujourd'hui, on ne sait pas c'est quelle autorité qui a pris la décision de fermer la radio, puisque nous n'avons jamais été notifiés », a affirmé l'un d'eux.
Il y a lieu « d'harmoniser les vues » afin que la RLTV reprenne ses émissions dans le respect de la déontologie, a affirmé, pour sa part, le ministre provincial des medias, Pierre Ngandu. « Nous voulons bien que Lisanga rouvre. Mais pour faire quoi après ? Et ça, nous pouvons rester ensemble, parler avec Lisanga, pour dire on ouvre pour ne pas troubler l'ordre public, pour respecter la déontologie », a-t-il insisté.
Après une rencontre tenue en fin de semaine à Mbuji-Mayi, les responsables du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) ont émis le vœu de voir les journalistes de Lisanga et même son matériel sécurisés.
(RDC_20) ACP – 15/2
Le porte-parole militaire de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a annoncé mercredi à Kinshasa l'arrestation de vingt (20) membres de « Bundu dia Mayala», l'ex-groupe politico-religieux « Bundu dia Kongo » (BDK) mué en parti politique, dans le territoire de Luozi, à 235 Km de Matadi, au Bas-Congo.
L'officiel onusien n'a pas donné les griefs à la base de cette arrestation. Ce groupe, qui avait fait parler de lui en 2008, a toujours rêvé de la résurrection du Royaume Kongo. Il a été reproché à ce groupe des violations graves des droits de l'homme et l'intégrisme, doublé d'une menace de guerre de religion.
Son chef spirituel, Jean Baptiste Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi, avait mué ce groupe en parti politique dénommé « Bundu dia Mayala », dont l'agrément avait été retiré par le gouvernement. Aux dernières élections, Ne Muanda Nsemi Badiengila a été réélu député national à Kinshasa avec 6.778 voix sous le label d'un autre parti politique, (Congo Pax).
(RDC_21) Radio Okapi – 16/2
Canal Congo télévision (CCTV), Canal Kin Télévision (CKTV) et la Radio Télévision Catholique Elikya (RTCE), trois médias de Kinshasa n'émettent pas depuis le mercredi 15 février. Le Directeur général de la RTCE, Lino Pungi indique que son media n'a reçu aucune notification justifiant cette coupure de signal.
Croyant à une panne, la RTCE a dépêché un de ses techniciens au centre d'émission de Binza (banlieue ouest de Kinshasa). Ce dernier a été empêché d'accéder à ce site. « Nous avons pris contact avec le centre d'émission de Binza. Là, ils nous ont dit qu'il s'agissait d'une panne. Mais, notre ingénieur y a été interdit d'accès. Je ne connais pas la nature de cette panne, si panne il y en a eu », a déclaré Lino Pungi.
Par ailleurs, il a indiqué que vendredi dernier, le ministre de la Communication et des médias avait sommé sa chaîne de télévision de cesser de diffuser la publicité commerciale sous peine d'être fermée. « Nous avons retiré nos spots publicitaires samedi. Je crois que ce n'est pas tout à fait fondé. La RTCE fonctionne pour l'instant comme une SPRL et elle été agréée sous ce statut », a-t-il précisé sans être en mesure de dire si la correspondance de Lambert Mende était liée à la coupure du signal de la RTCE.
Joint mercredi, le ministre Mende a indiqué qu'une mesure administrative a été prise par son ministère pour couper le signal de ces trois chaînes de télévision. Il a aussi annoncé une rencontre avec les responsables de ces trois médias « pour régler le problème », sans fournir davantage de détails.
L'Association africaine de défense des droits de l'Homme, (Asadho) a tout de suite condamné la coupure des signaux de ces médias, estimant que cette décision viole les lois de la RDC.
La coupure des signaux de deux médias de l'opposition (CKTV et CCTV) et de la télévision catholique est intervenue à la veille de l'organisation annoncée d'une marche pacifique commémorant le vingtième anniversaire du massacre des Chrétiens qui demandaient la réouverture de la Conférence nationale souveraine en 1992.
(RDC_21_1) Courrier International – 16/2
Une semaine après la brève interpellation du numéro 2 de l'UDPS, Jacquemain Shabani, c'est au tour du secrétaire général adjoint du parti d'Etienne Tshisekedi, Raymond Kahungu d'être arrêté ce mercredi à Kinshasa.
La répression s'accroît sur l'opposition congolaise depuis la réélection contestée de Joseph Kabila. Après Jacquemain Shabani, brièvement interpellé et empêché depuis, de quitter la République démocratique du Congo, l'UDPS dénonce aujourd'hui l'arrestation du secrétaire général adjoint du parti d'opposition, Raymond Kahungu. Ce responsable a été interpellé dans l'après-midi à l'une des nombreuses barrières dressées devant la résidence d'Etienne Tshisekedi dans le quartier de Limete à Kinshasa. Selon l'UDPS, Raymond Kahungu a été emmené par la police congolaise vers "une destination inconnue". Contacté mercredi soir par Afrikarabia, Raphaël Kapambu, chargé de la communication de l'UDPS affirme ne pas avoir de nouvelle de Raymond Kahungu depuis la fin de la journée.
Économie, Finances...
(RDC_22) Radio Okapi – 14/2
Le service des Mines du district de l'Ituri accuse près de cent mille orpailleurs d'exporter frauduleusement de l'or de la zone minière de Mongwalu, à 86 km au Nord-Ouest de Bunia (Province Orientale) vers les pays voisins. Elles sont établies dans les zones d'exploitation de la société minière de l'or de Kilo-Moto (Sokimo) dont une partie est sous la responsabilité de la sud-africaine Anglo Gold Kilo (AGK).
Le service des Mines du district reconnaît cette situation et accuse l'entreprise minière sud-africaine Anglo Gold Kilo (AGK), d'empêcher les services de l'Etat d'accéder dans le site minier. « L'AGK ne veut pas la présence des services de Mines dans sa concession. L'exploitation artisanale ne peut pas avoir lieu là-bas. L'AGK est entrain de violer la loi », a dénoncé le chef de ce service des Mines, Simon-Pierre Bolombo, faisant allusion au code minier qui stipule que « lorsqu'une concession appartient à plusieurs personnes ou à une société, les indivisaires ou la société doivent, quand ils en sont requis par le préfet, justifier qu'il est pourvu, par une convention spéciale, à ce que les travaux d'exploitation soient soumis à une direction unique et coordonnés dans un intérêt commun ».
Le chef de la Cité de Mongwalu, Jean-Pierre Bikilisende, a également déploré que toute la production de l'or de cette zone puisse échapper au circuit officiel de traçabilité, profitant ainsi aux pays limitrophes. « Jusque-là, il y a un problème dans la production. Le circuit de traçabilité de l'or n'est pas encore bien défini. Il faut qu'on arrive à maîtriser le circuit de commercialisation de notre or qui ne fait qu'enrichir les pays voisins », a-t-il souhaité.
Du côté de l'entreprise AGK, aucun responsable n'a été joignable pour éclairer l'opinion sur ce dossier.
La Cité de Mongwalu est une zone minière qui vit essentiellement des activités d'exploitation et commercialisation de l'or.
(RDC_22_1) BBC – 16/2
A huge Congolese hydroelectric scheme has been dealt a blow by mining giant BHP Billiton's decision to abandon plans for an aluminium smelter. The foundry would have been powered by the planned Inga Three hydro project, providing it with a major customer. The firm said it decided to pull out after a review of construction costs.
The Democratic Republic of Congo's Inga Three would add to two existing dams on the Congo River, making it Africa's largest hydropower dam. The project is seen as crucial to providing sufficient power by 2020 and spurring the country's economic growth.
"The company has chosen to not continue the [smelter] project, which was still at a very early stage, following a review of its economics," BHP Billiton spokesman Ruban Yogarajah told the Reuters news agency, adding that the firm would not have been the only customer of Inga Three.
Correspondents say the pullout of the Australian-based multinational is significant because the mining company would have been a major - and solvent customer. The dam would also have provided electricity for the Congolese national grid.
The DR Congo government says it is confident of finding other backing for the scheme - which has been considered for many years, but never received sufficient backing. "The problem is real but there are alternative solutions," Energy Minister Gilbert Tshiongo told Reuters.
Inga Three, near the estuary of the Congo River, is estimated to cost between $8bn and $10bn (£5-£6bn) and would produce 3,500 to 7,000 megawatts. The plan has been stalled for several years with the African Development Bank warning over the costs - but last year it received a boost when DR Congo and South Africa signed an agreement to build Grand Inga, another much more ambitious hydropower scheme. World Bank studies show that project would cost $50bn and could take decades to build, but would produce twice as much electricity as China's Three Gorges dam.
A mining boom in the mineral-rich southern province of Katanga has put additional strain on DR Congo's inadequate power resources. The government last year said Inga Three was planned to come on line in 2018.
Conditions sociales...
(RDC_23) Radio Okapi – 15/2
Huit ans après son approbation par l'Etat congolais, le barème salarial dit de Mbudi n'est toujours pas appliqué, a fait remarquer, mardi 14 février, l'Intersyndical national du secteur public. Il a saisi le chef de l'Etat pour obtenir l'application de ce barème, qui accorde au fonctionnaire le moins gradé un salaire équivalent à 210 dollars américains.
Au cours d'un point de presse à Kinshasa, l'Intersyndical a rappelé les démarches qu'il a entreprises, en vain, pour l'application du barème de Mbudi. Le rapporteur de l'intersyndical national du secteur public, Joseph Kodebanza, a précisé : « Nous avons déposé un cahier des charges, depuis le 26 janvier, à la présidence de la République. Jusque-là, nous attendons, il n'y a pas encore de réactions. Là-dedans, nous avons énuméré tous les points dont le gouvernement doit trouver solution en faveur des fonctionnaires. Mais, nous ne savons pas pourquoi, dans notre pays, on ne peut pas respecter les engagements pris ».
Ce syndicaliste a, par ailleurs, rappelé un extrait du discours d'investiture du président Joseph Kabila, qui inscrivait son nouveau mandat sous le signe du social. « Nous croyons que cette fois-ci, il va payer Mbudi. Qu'il n'attende pas que nous puissions commencer à organiser des actions de pression », a-t-il lancé. Joseph Kabila, selon lui, a déjà reçu en audience « toutes les couches de la population, mais, jamais l'Intersyndical national du secteur public, qui représente tous les fonctionnaires ».
L'accord de Mbudi, appelé au «contrat social de Mbudi» ou «contrat social de l'innovation» avait été signé la 12 février 2004 au quartier Mbudi (ouest de Kinshasa) par les syndicats de l'Administration publique et le gouvernement de transition 1+4, représenté par le vice-président chargé de la commission socioculturelle Arthur Z'ahidi Ngoma. Par cet acte, le gouvernement s'était engagé à payer à l'huissier 208 $US et au secrétaire général de l'Administration publique 2 080 $US en respectant la tension de 1 à 10. Ce texte prévoyait son application en trois paliers. Plusieurs rounds de négociations sociales, des manifestations publiques, des mouvements de grève... ont été organisés, depuis lors, par le banc syndical pour obtenir le respect de cet accord; sans succès. Le gouvernement d'alors avait évoqué des contraintes budgétaires, liées à un contexte post-conflit difficile.
Relations extérieures
(RDC_24) AFP – 10/2
Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a affirmé jeudi qu'il s'opposait à l'idée de contribuer au budget général de la RDC, qu'il a citée comme un exemple de pays où les contrôles démocratiques lui semblent insuffisants.
« Parfois nous travaillons dans des situations où le contexte politique global est frustrant, mais où nous devons décider si nous conduisons des projets qui peuvent s'occuper de nutrition élémentaire, ou des besoins humains de base, ou du HIV et du sida, ou de la malaria », a expliqué M. Zoellick lors d'une conférence à Pittsburgh (Etats-Unis) retransmise sur internet. « Faut-il que nous le fassions ou pas ? C'est le genre de questions qu'on doit essayer de trancher avec les partenaires internationaux », a-t-il poursuivi.
« La RDC est un bon exemple. Donc il y a des choses comme par exemple le fait que nous ne fournirons pas de soutien simple au budget sans contre-pouvoirs, mais nous conduisons divers types de projets d'investissement dans l'éducation ou [...] le paludisme », a rappelé le président de la Banque mondiale. « Ce sont les zones grises du développement », a-t-il considéré, citant également des pays post-conflit comme l'Afghanistan, Haïti et le Liberia.
« Il s'agit de comprendre l'économie politique et les institutions dans tous les pays avec lesquels on travaille, et il faut être pragmatique quant à ce qui fonctionne. Et honnêtement je n'ai pas de réticences pour dire que si l'argent a des chances de se faire voler, ou si c'est un contexte où des gens ont des chances de se faire blesser dans le processus, alors nous ne le ferons pas », a-t-il indiqué.
D'après son site internet, la Banque mondiale a une trentaine de projets actifs en RDC, dont sept approuvés en 2011. L'un de ceux-ci cherche à améliorer l'organisation de l'Etat et de l'administration, entre autres en modernisant la gestion de la fonction publique.
(RDC_25) Belga – 11/2
Quelques centaines de Congolais ont manifesté samedi midi à Bruxelles contre les résultats des dernières élections congolaises. Les manifestants estiment qu'Etienne Tshisekedi est le gagnant légitime de ces élections et non le président Kabila réélu.
Au début de la manifestation, environ 200 manifestants congolais étaient présents à la gare du Nord. Ils ont commencé leur marche vers 14h30 pour atteindre le quartier européen via la petite ceinture de Bruxelles. Selon la police, la manifestation devrait prendre fin vers 17h30 dans le quartier du rond-point Schuman.
Les manifestants sont descendus dans la rue pour dénoncer notamment les fraudes massives qui se sont produites selon eux, en faveur du président Kabila, durant les élections du 28 novembre dernier.
(RDC_26) Radio Okapi – 14/2
Le 14ème sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) prévu du 12 au 14 octobre 2012 en RDC « aura bel et bien lieu à Kinshasa et aux dates prévues », a confirmé lundi 13 février le Conseiller spécial du secrétaire général de l'OIF et chargé de l'organisation des sommets, Ousmane Paye. Il a exclu l'idée de report ou d'annulation de ce sommet.
À la question de savoir si l'OIF pourrait annuler ou transférer l'organisation de ce sommet dans un autre pays dans l'hypothèse où elle constaterait qu'il ne peut plus se tenir à Kinshasa comme prévu, Ousmane Paye a déclaré : « On ne l'envisage pas du tout. Je suis très optimiste quant au dialogue qui va prévaloir. Donc, on ne réfléchit absolument pas à autre chose qu'à l'organisation du sommet [de Kinshasa] et tout se fait dans cette direction. » Il a indiqué que la mission qu'il a conduite dernièrement à Kinshasa avait pour objet « d'évaluer la capacité de la RDC d'organiser ce sommet. Cette capacité est avérée. »
Dans un communiqué daté du vendredi 20 janvier, le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, avait recommandé l'apaisement et le respect des principes démocratiques dans la poursuite du processus électoral en RDC. Selon le texte, l'OIF offrait sa disponibilité d'accompagnement, précisant qu'elle ne prend position en faveur d'aucune partie au processus électoral. Par la même occasion, Abdou Diouf avait prôné un dialogue inclusif pour calmer les tensions postélectorales dans ce pays.
Cette déclaration avait suscité des réactions diverses au sein de la classe politique congolaise. Le sénateur Henri-Thomas Lokondo de la majorité avait indiqué que « quand le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie dit que le processus électoral doit être observé avec rigueur, il veut diplomatiquement dire que le processus est bancal et que nous [la RDC] sommes mis sous la loupe ».
En 1991, le sommet de la francophonie qui aurait du se tenir en RDC pour la toute première fois avait été délocalisé pour des raisons politiques.
(RDC_27) AFP – Belga – 14/2
La Banque mondiale a annoncé la suspension de ses appuis budgétaires à la RDC en raison de l'insuffisance des "contrôles démocratiques" dans le pays à la suite notamment des élections contestées du 28 novembre dernier et d'autres partenaires, comme l'Union européenne devrait lui emboîter le pas, rapporte mardi le journal 'Le Potentiel'.
"Si cette décision se confirmait, ce serait un coup dur pour la RDC. Le fait « de ne plus contribuer au budget général de la RDC » aura un impact sur le budget 2012, jusque-là inexistant mais qui devrait être la priorité du prochain gouvernement à présenter devant l'Assemblée nationale qui ouvre ses portes ce 16 février", écrit ce quotidien.
'Le Potentiel' répercute en fait des propos tenus jeudi dernier par le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, qui a affirmé qu'il s'opposait à l'idée de contribuer au budget général de l'ex-Zaïre, qu'il a cité comme un exemple de pays où les contrôles démocratiques lui semblent insuffisants. "Parfois nous travaillons dans des situations où le contexte politique global est frustrant, mais où nous devons décider si nous conduisons des projets qui peuvent s'occuper de nutrition élémentaire, ou des besoins humains de base, ou du HIV et du sida, ou de la malaria", a expliqué M. Zoellick lors d'une conférence à Pittsburgh (Etats-Unis) retransmise sur internet. "Faut-il que nous le fassions ou pas? ". C'est le genre de questions qu'on doit essayer de trancher avec les partenaires internationaux, a-t-il poursuivi.
"La RDC est un bon exemple. Donc il y a des choses comme par exemple le fait que nous ne fournirons pas de soutien simple au budget sans contre-pouvoirs, mais nous conduisons divers types de projets d'investissement dans l'éducation ou [...] le paludisme", a rappelé le président de la Banque mondiale. Ce sont les zones grises du développement, a-t-il considéré, citant également des pays post-conflit comme l'Afghanistan, Haïti et le Liberia. "Il s'agit de comprendre l'économie politique et les institutions dans tous les pays avec lesquels on travaille, et il faut être pragmatique quant à ce qui fonctionne. Et honnêtement je n'ai pas de réticences pour dire que si l'argent a des chances de se faire voler, ou si c'est un contexte où des gens ont des chances de se faire blesser dans le processus, alors nous ne le ferons pas", a-t-il indiqué.
(RDC_28) Belga – 15/2
Une conférence sur l'Afrique que l'eurodéputé et ancien ministre Louis Michel devait donner vendredi à Jodoigne a été reportée à une date ultérieure par crainte de débordements de la part de partisans de l'opposition congolaise, a annoncé mercredi l'un des organisateurs.
"Nous avons été avertis de source sûre que la conférence de M. Louis Michel qui devait avoir lieu le vendredi 17 février à Jodoigne sur le thème +Europe, Afrique, indispensable alliance+ pourrait être le théâtre de débordements compte tenu des problèmes actuels que connaît le Congo", a indiqué le président du Cercle de la libre Pensée de la commune, Luc Libon. "Soucieux de ne pas mettre en péril l'intégrité physique du conférencier et des participants, en accord avec toutes les parties, nous avons décidé de reporter cette conférence à une date ultérieure qui sera fixée prochainement", a-t-il ajouté.
"Nous avons encore en mémoire les évènements survenus à Bruxelles ces dernières semaines", rappelle M. Libon, dans une allusion aux violences dont le quartier de Matonge à Ixelles a été le théâtre de la part d'opposants congolais pour protester contre les résultats des élections du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) qui ont donné la victoire au président sortant Joseph Kabila et à son camp.
Des appels à manifester à Jodoigne vendredi ont effectivement été diffusés par les milieux défendant la thèse d'une victoire volée, par le recours massif à la fraude, à l'opposant historique Etienne Tshisekedi (BIEN: Tshisekedi), le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS).
(RDC_29) ACP - Belga – 16/2
L'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, James Entwistle, a reconnu mercredi la victoire du président Joseph Kabila lors de l'élection contestée du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté l'agence de presse congolaise (ACP), reçue jeudi à Bruxelles.
"La position des Etats-Unis est claire: nous reconnaissons Joseph Kabila comme président de la RDC pour les cinq années à venir. Nous espérons que les irrégularités constatées le 28 novembre 2011 seront évitées aux prochaines élections provinciales, locales et autres", a déclaré le diplomate américain, qui répondait aux questions des journalistes au cours d'une conférence de presse au centre culturel américain à Kinshasa.
Selon M. Entwistle, les Etats-Unis encouragent la formation d'un gouvernement "inclusif" en RDC. Dans le même esprit, ils recommandent vivement à tous les partis élus à l'Assemblée nationale de participer à ses délibérations, allusion à l'appel au boycott lancé par l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a invité les 41 députés élus de son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), à ne pas siéger pour protester contre la victoire de M. Kabila, qu'il conteste.
"Notre attention sur les erreurs commises lors des élections ne doit pas nous faire oublier les moments d'espoir et de promesses. L'enthousiasme exprimé par les Congolais le 28 novembre a mis en exergue un engagement véritable envers la démocratie. Nous savons tous que le chemin vers la démocratie est long. Les Etats-unis sont donc fiers de travailler avec le peuple congolais pour assurer un avenir prospère et démocratique pour le pays dans son ensemble", a ajouté M. Entwistle, selon l'ACP (officielle).
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait récemment indiqué que les élections présidentielle et législatives avaient été "entachées de graves irrégularités, avec un manque de transparence", et qu'elles n'étaient "pas a la hauteur des progrès démocratiques observés lors des dernières élections africaines". "Sans un engagement fort du gouvernement de la RDC envers la démocratie et les droits de l'homme, peu de choses durables sont possibles", avait précisé un autre diplomate, Daniel Baer, lors d'une audition devant le Sénat.
(RDC_30) Belga – 16/2
Environ 500 Congolais défilaient jeudi après-midi dans le quartier européen, à Bruxelles, contre la réélection du président congolais Joseph Kabila lors de la présidentielle du 28 novembre dernier, a constaté l'agence BELGA.
Les Congolais issus de la diaspora en appellent une nouvelle fois au départ du chef de l'Etat de la République démocratique du Congo (RDC), affirmant que l'élection présidentielle a été en fait remportée par l'opposant Etienne Tshisekedi.
La marche était également organisé pour commémorer un massacre perpétré le 16 février 1992 contre la population civile de Kinshasa, lors de la "marche des Chrétiens", qui voulait réclamer plus de démocratie au régime du dictateur Mobutu Sese Seko.
Les manifestants se sont rassemblés sous la statue de Léopold II et de là se sont ébranlés en cortège vers le rond-point Schuman. Une centaine de policiers encadraient cette marche, qui a été autorisée.
RWANDA
Vie politique...
(RWA_1) RFI – 16/2
Ces dernières années, il s'était retiré de la vie politique. Aujourd'hui, à 67 ans, l'ancien Premier ministre rwandais Faustin Twagiramungu revient dans l'arène. Il a créé un nouveau parti, le Rwanda dream initiative (« l'Initiative du rêve rwandais ») (RDI).
Depuis son lieu d'exil, en Belgique, il réagit d'abord au dernier rebondissement judiciaire sur l'attentat de 1994 à Kigali. L'opposant rwandais répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
Écouter sous :
http://www.rfi.fr/emission/20120216-faustin-twagiramungu-ancien-premier-ministre-rwandais-president-nouveau-parti-rwan
Justice, Droits de l'homme...
(RWA_2) Belga – 12/2
Une dame rwandaise enceinte de sept mois de jumeaux sera rapatriée jusqu'à la frontière française lundi à 08h00, s'est indigné dimanche la Ligue des droits de l'Homme qui s'inquiète pour sa santé. La LDH considère le trajet prévu en camionnette comme un traitement inhumain qui met "inutilement trois vies en danger". L'office des étrangers assure néanmoins que la ressortissante rwandaise sera reconduite au poste de Menin, près de Courtrai, avec une assistance médicale; soit en ambulance, soit en voiture accompagnée d'une infirmière.
La Rwandaise est actuellement détenue au centre fermé 127 bis. "Selon les symptômes qu'elle présente, sa grossesse est à risque. De l'avis de plusieurs médecins, la détention est tout à fait contre-indiquée, de même qu'un long trajet en voiture: ce trajet représente un danger pour sa santé et celle des enfants qu'elle porte", regrette la Ligue.
La ressortissante disposait en réalité d'un visa pour la France jusqu'au 14 février, a indiqué la porte-parole de l'Office des étrangers. Elle devait y suivre des cours de français du 16 au 20 janvier mais est arrivée le 15 janvier à Bruxelles et a introduit une demande d'asile deux jours plus tard auprès des autorités belges.
Eu égard aux accords de Dublin, l'Etat belge n'est pas habilité à accepter une telle demande en lieu et place de la France. Les autorités françaises ont dès lors accepté de la reprendre et de traiter sa demande d'asile. L'Office des étrangers invoque par ailleurs deux éléments qui ont mené au rapatriement de la Rwandaise: le motif de son séjour n'était pas clair et elle présentait un défaut de moyens de subsistance puisque la future mère ne disposait que de 400 euros pour une période de 30 jours.
(RWA_3) AFP – 16/2
Une chambre spécialisée dans les "crimes internationaux" a été créée au sein de la Haute Cour de la République rwandaise et jugera notamment les suspects de génocide extradés de pays tiers ou par le Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR), a annoncé jeudi le Conseil supérieur de la magistrature. Cette chambre spécialisée sera dotée de six juges, indique le Conseil dans un communiqué.
Kigali a demandé à plusieurs pays d'extrader des ressortissants rwandais accusés au Rwanda d'implication dans le génocide de 1994. Le TPIR s'est engagé à terminer en juin tous ses procès en première instance et fin 2014 les procès en appel.
Le premier accusé pressenti pour être jugé au Rwanda par la nouvelle chambre est Léon Mugesera, un Rwandais extradé en janvier du Canada et inculpé par la justice rwandaise de planification et incitation au génocide, et de distribution d'armes. La nouvelle chambre devrait ensuite juger le pasteur Jean Uwinkindi, que le TPIR a renvoyé devant la justice rwandaise et qui doit être transféré d'Arusha (Tanzanie), siège du tribunal, à Kigali d'ici au 23 février.
Relations extérieures
(RWA_4) RFI – 16/2
En Suède, un diplomate a été expulsé la semaine dernière. Selon plusieurs sources d'information, il s'agit du second conseiller de l'ambassade du Rwanda à Stockholm.
La diplomatie suédoise ne veut faire aucune publicité à cette affaire. Les autorités de Stockholm confirment l'expulsion d'un diplomate, mais refusent de donner son identité, sa nationalité ou les raisons de cette décision. Même discrétion côté rwandais. Ni l'ambassade à Stockholm, ni le gouvernement à Kigali n'ont pour l'instant effectué le moindre commentaire.
En fait, selon plusieurs organes de presse, le diplomate en question est Evode Mudaheranwa. D'après l'agence Associated Press, citant des sources anonymes, le deuxième conseiller de l'ambassade du Rwanda a été refoulé la semaine passée pour avoir espionné des réfugiés.
Amiel Nkuzila est depuis sept ans exilé en Suède. Journaliste pour le site Umuvugizi, très critique à l'égard du régime de Kigali, il se souvient avoir croisé Evode Mudaheranwa lors d'un mariage près de Stockholm. « Je l'ai vu à l'ambassade du Rwanda à Stockholm. Je ne le connaissais même pas. Il m'a dit, lui, qu'il me connaissait très bien (...) J'en avais un peu peur. Je me sens menacé ».
Également réfugié en Suède, le rédacteur en chef du site Umuvugizi va plus loin que son confrère. Jean Bosco Gasasira affirme être traqué et vivre actuellement sous la protection des autorités suédoises.

