Grands Lacs: Semaine du 28 janvier au 3 février 2012
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- Publicado el Viernes, 03 Febrero 2012 18:22
RESUME : En RDC, après la publication des résultats partiels, qui ont donné lieu à des commentaires en sens divers de la part des parlementaires (RDC_10), la CENI a finalement publié, après un nouveau report, les derniers résultats provisoires des législatives (sauf pour sept circonscriptions où l'élection a été annulée pour violences) : le parti du Président sortant reste en tête même s'il a perdu 40 % de ses sièges par rapport à 2006, tandis que l'UDPS, dont on ne sait toujours pas s'il siègera à l'Assemblée nationale, se situe en deuxième position. Le vice-président de la CENI a annoncé la modification de la suite du calendrier électoral et l'évaluation du processus accompli jusqu'ici, alors que seulement une vingtaine de recours ont déjà été déposés jusqu'ici à la CSJ (RDC_12) (RDC_14) (RDC_15) (RDC_15_1) (RDC_15_2). Par ailleurs, l'ONG « Eastern Congo Initiative » a publié son dernier rapport sur les élections, en particulier dans l'est du pays : elle y affirme que les résultats définitifs ne seront sans doute jamais connus et qu'il n'y a pas eu d'élections libres et transparentes, ce qui rend le climat post-électoral incertain, bien que ces élections ont eu lieu dans un climat pacifique (RDC_8). De son côté, dans la foulée de la Voix des Sans Voix, la plate-forme AETEA en appelle au dialogue au sein de la classe politique (RDC_11).
Etienne Tshisekedi, persistant dans son refus de reconnaître toute validité aux élections et s'autoproclamant toujours président élu, a lancé un appel à la grève générale qui n'a été suivie qu'à Mbuji-Mayi et à Kananga, mais pas dans la capitale (RDC_9) (RDC_13).
Sur le plan diplomatique, tandis que les hommes politiques belges ne sont pas sur la même longueur d'onde par rapport aux résultats électoraux (RDC_21) (RDC_22), plus de trois cent Congolais environ ont à nouveau protesté pacifiquement à Bruxelles pour contester la victoire de Joseph Kabila (RDC_23). Sur le front africain, un plan de sortie de crise a été présenté par l'opposition congolaise au sommet de l'UA à Addis-Abeba : Vital Kamerhe évoque l'acceptation d'un recomptage des voix par les chefs d'Etat africains, ce que dément le ministre congolais des Affaires étrangères (RDC_25). Du côté de l'UE, qui n'a toujours pas finalisé son rapport de mission, on déclare sans plus « suivre attentivement le processus en cours », tandis que la MONUSCO appelle à recourir aux voies légales en cas de contestation (RDC_24). Quant au Secrétaire général de la Francophonie, dont le sommet doit se tenir en octobre à Kinshasa, il a une fois encore appelé à l'apaisement (RDC_26). De son côté, un diplomate américain a affirmé au cours d'une audition au Sénat que les élections avaient été marquées par des « irrégularités », mais qu'elles constituaient néanmoins « une étape vers la démocratie » (RDC_27).
Pendant ce temps, la sécurité reste toujours problématique dans l'est du pays. Au Nord Kivu, la société civile de Beni accuse le parquet d'entretenir l'impunité en libérant un groupe de bandits armés venus de Bunia (RDC_1) et dénonce l'insécurité persistante liée aux assassinats commis par les bandes de l'ADF-NALU (RDC_6), tandis qu'il se confirme que la défection d'un commandant de régiment basé à Beni-ville a bien eu lieu (RDC_5). Par ailleurs, un échange de coups de feu qui a fait quatre morts a eu lieu à Goma entre des éléments des FARDC et un député sortant accusé d'entretenir une milice (RDC_7_1). Toujours au Nord Kivu, le Secrétaire général adjoint des NU, de passage à Walikale, exhorte l'Etat à rétablir son autorité dans la région de Walikale où vivent plus de 20.000 déplacés (RDC_4), tandis que les FARDC perçoivent difficilement leur solde dans cette région du fait de l'état des routes (RDC_3). Au Sud Kivu, ces forces armées ont attaqué un bistrot et se sont emparés d'un butin important en territoire de Mwenga (RDC_7), tandis que de nouvelles forces rebelles composées de Maï-Maï et de FDLR ont fait leur apparition dans le territoire de Kalehe où la tension reste vive de même que dans le territoire de Shabunda (RDC_7_2). Une note positive dans cette province : une rencontre inter-communautaire a eu lieu à Kalehe pour tenter d'instaurer une cohabitation pacifique (RDC_2).
Dans le domaine de la justice et des droits humains, l'ASADHO condamne comme l'avait fait plus tôt Amnesty International les arrestations arbitraires et les enlèvements de militaires et de policiers par l'ANR (RDC_17), tandis que le RENADHOC s'insurge contre l'assignation à résidence tacite d'Etienne Tshisekedi, celle-ci provoquant la psychose au sein de la population du quartier qui subit des tracasseries des forces de sécurité (RDC_18). Dans le domaine de la justice, on signalera que des peines de mort ont été prononcées à l'encontre de 17 personnes accusées d'avoir participé en 2009 à l'insurrection en territoire de Kungu en Ubangui (RDC_19). Par ailleurs, un ancien ministre de Laurent Kabila, Mwenze Kongolo, demande la réouverture du procès des assassins de l'ancien chef d'Etat (RDC_16). Enfin, le procès d'une vingtaine de Congolais impliqués dans des manifestations violentes contre le résultat de l'élection présidentielle se poursuit à Johannesburg (RDC_20).
Au Burundi, le Président de la République poursuit sa réforme visant à limiter le nombre de partis politiques et à contrôler les chefs de l'opposition extérieure (BUR_1). Dans le domaine de la justice, un tribunal a condamné 16 personnes à des peines de 7 ans de réclusion et à des emprisonnements à vie pour avoir été actifs dans le massacre de Gatumba en septembre 2011 (BUR_2).
Au Rwanda, le procès en appel à l'encontre de deux journalistes rwandais condamnés à des peines de 7 à 17 ans de prison débute à Kigali (RWA_1). Par ailleurs, Léon Mugesera, extradé du Canada, a été inculpé de génocide par la justice rwandaise (RWA_2).
BURUNDI
Vie politique...
(BUR_1) RFI – 29/1
Depuis plusieurs mois, le gouvernement de Pierre Nkurunziza procède à une série de réformes pour limiter le nombre de partis politiques au Burundi et surtout, contrôler l'influence des leaders exilés. La date limite, fixée par le ministère de l'Intérieur, pour se conformer aux nouvelles exigences, a été fixée au 10 mars 2012.
La nouvelle loi sur les partis politiques au Burundi prévoit 20 membres fondateurs par province au lieu de 6 auparavant. Le ministre burundais de l'Intérieur Edouard Nduwimana demande à tous les partis même à ceux qui sont agréés depuis plusieurs décennies de s'y conformer d'ici le 10 mars 2012. Une autre exigence qui passe très mal, celle faite aux présidents des partis politiques de prouver qu'ils vivent au Burundi, en produisant une attestation de résidence. Édouard Nduwimana confirme : « La loi demande à ce que le représentant d'un parti politique soit résident au Burundi. Au niveau du ministère de l'Intérieur, nous demandons à ce que la loi soit respectée. »
Depuis la réception de cette correspondance, la tension est montée d'un cran au sein de l'opposition burundaise qui crie à la chasse aux sorcières. Le président de l'Alliance démocratique pour le changement, ADC, Léonce Ngendakumana dénonce : « le pouvoir CNDD‐FDD [Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie, au pouvoir, NDLR] qui veut en découdre avec l'idée des partis politiques qui sont analysés. Ni moins ni plus, c'est ça ! » D'où la décision de croiser à nouveau le fer avec le gouvernement burundais : « Nous n'allons pas nous conformer à une loi qui contient des dispositions qui violent la Constitution de manière flagrante »
Mais le ministre burundais de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, prévient : « Ceux qui vont refuser de se conformer à la loi, le ministère va lui aussi refuser de prendre acte de toutes les mesures que prendront ces partis politiques »
Qui va l'emporter dans ce énième bras de fer engagé entre pouvoir et opposition au Burundi en proie aux violences ?
En avril 2011, l'Assemblée nationale du Burundi avait adopté la loi sur la résidence obligatoire d'un dirigeant de parti. À l'époque, il avait été annoncé qu'un parti devait réunir au moins 1 700 membres fondateurs provenant des 17 provinces.
Justice, Droits de l'homme...
(BUR_2) AFP – 27/1
Un tribunal burundais a condamné vendredi seize personnes, dont sept à perpétuité, pour l'attaque qui a fait au moins 37 morts en septembre 2011 à Gatumba, près de Bujumbura au Burundi, a-t-on appris de sources concordantes.
"Le tribunal (de grande instance de Bujumbura rural, ndlr) a rendu son verdict ce matin (...), il a condamné sept (personnes) parmi les prévenus à la perpétuité, sept autres ont été condamnés à une peine de 5 ans de prison et deux à 3 ans de prison chacun", a déclaré à l'AFP Me Janvier Nsabimana, un des avocats de la défense. "Ces 16 personnes condamnées doivent en outre payer solidairement des dommages et intérêts de 800 millions de Fbu (580.000 USD) aux parties civiles", a-t-il poursuivi. "Enfin, il y a cinq prévenus dont un officier de l'armée et deux policiers, qui ont été acquittés par le tribunal", a ajouté Me Nsabimana.
Ce verdict a été confirmé à l'AFP par le greffe du tribunal. Il a été annoncé en l'absence des prévenus, des parties civiles et de leurs avocats, qui n'avaient pas été informés que le verdict serait rendu vendredi, ont indiqué plusieurs parties.
"Malheureusement, nous n'avons pas pu voir le jugement rendu par le tribunal car on nous a expliqué qu'il est encore en train d'être dactylographié (...), il ne sera pas disponible avant plusieurs jours", a regretté Me Janvier Nsabimana.
Dans la nuit du 18 au 19 septembre, des inconnus lourdement armés et en uniformes avaient surgi dans un bar de Gatumba, ordonné à la clientèle de se coucher par terre avant d'ouvrir le feu. Le procès des auteurs et coauteurs de l'attaque s'était déroulé en décembre à Bujumbura.
Le ministère public avait alors requis la perpétuité pour les dix principaux accusés, en l'absence des avocats de la défense. Ils venaient de se retirer du procès, face au refus de la cour de faire comparaître plusieurs hauts gradés de la police accusés par le principal prévenu d'être les véritables responsables de cette tuerie. "Nous avons toujours dénoncé la manière dont ce procès a été mené (...), nous allons faire appel pour que la vérité éclate au grand jour et que les vrais coupables soient enfin punis", a déclaré à l'AFP Me Fabien Segatwa, avocat du principal inculpé dans ce procès, Innocent Ngendakuriyo alias Nzarabu.
M. Ngendakuriyo a accusé plusieurs hauts gradés de la police d'être responsables de cette tuerie durant le procès et a demandé à plusieurs reprises une confrontation, qui lui a été refusé.
RDC
Sécurité, Armée...
Kivu
(RDC_1) Radio Okapi – 29/1
La coordination urbaine de la société civile de Beni, dans le Nord-Kivu, a accusé, mercredi 25 janvier, le parquet secondaire local d'entretenir l'impunité. Elle a cité notamment le cas d'un magistrat de cette juridiction qui, en début de semaine, a fait libérer, sans audition, un groupe de bandits venus de Bunia dans la Province Orientale.
Tout en saluant la bravoure de la police, qui a arrêté ces malfaiteurs, la société civile a expliqué que ce groupe de bandits avait cambriolé un magasin dans la cité de Bunia et emporté une centaine de portables ainsi que d'autres biens de valeur. Ces biens seraient présentement entre les mains du magistrat incriminé, selon la même source. Elle a demandé, par conséquent, au parquet de diligenter une enquête pour établir les responsabilités dans cette affaire et « d'appliquer la tolérance zéro », et au conseil supérieur de la magistrature de « décourager ce comportement susceptible de ternir l'image de la justice ».
Le procureur près le tribunal secondaire de Beni, Damien Kambale, a indiqué à la société civile que « nul n'est au-dessus de la loi ». Il a affirmé que le magistrat impliqué dans cette affaire a déjà été mis aux arrêts, et qu'il comparaîtrait bientôt devant la justice.
(RDC_2) Radio Okapi - 29/1
Une rencontre dénommée « lutte pour la paix et la cohabitation pacifique entre communautés locales », débutée samedi 28 janvier à Kalehe, dans le Sud-Kivu, se poursuit ce dimanche. Environ 200 personnes venues de toutes les communautés de ce territoire se sont réunies à l'église 8e CEPAC pour réfléchir sur les moyens de cohabiter pacifiquement.
Cette rencontre a été initiée par la société civile pour sensibiliser toutes les couches sociales à s'engager à combattre les tensions qui règnent souvent entre les communautés ethniques.
À l'issue de la première journée, le président de la société civile de Kalehe, Jean De Dieu Cikuru, se réjouit d'avoir pu « faire asseoir tous les ressortissants de ces communautés » pour discuter avec eux des moyens pacifiques de résoudre les conflits. « Il y a plusieurs conflits, des conflits liés aux terres, les conflits liés aux intérêts, les conflit liés au pouvoir ; et nous avons trouvé l'occasion pour parler de ces conflits, parce que nous voulions qu'il y ait vraiment toute la population qui participe pour que le message passe », a-t-il expliqué
Jean De Dieu Cikuru ajoute qu'en plus des recommandations issues de cette rencontre, les participants comptent s'engager dans une déclaration à œuvrer pour la paix dans le territoire de Kalehe. Ensuite, poursuit le responsable de la société civile dans ce territoire, une « Barza » regroupant des représentants de toutes les communautés sera constituée pour faire aboutir les conclusions de cette rencontre.
(RDC_3) Radio Okapi – 29/1
Les militaires de la 8ème région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) ont commencé samedi 28 janvier à percevoir leur solde pour le mois de janvier. Le général Mayala Nkiama, commandant de cette division militaire l'a annoncé le même jour à la presse locale à Goma, dans le Nord Kivu.
Il l'a fait savoir pour démentir des rumeurs de « détournement de solde des militaires » circulant au sein de la population. Le numéro un de la 8ème région militaire reconnaît toutefois des difficultés énormes pour acheminer à Walikale la solde des militaires basés dans ce territoire, suite au mauvais état de la route entre Masisi et Walikale.
(RDC_4) Radio Okapi – 29/1
Le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, invite l'Etat congolais à rétablir son autorité dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). En visite de travail samedi 28 janvier à Ntoto, une localité de ce territoire, il estime que c'est le seul moyen de résoudre le problème majeur d'insécurité dans cette région, en proie à l'insécurité généralisée causée par les rebelles Rwandais des FDLR.
« Je crois qu'il est très important que l'Etat se structure dans cette région où l'Etat n'existe quasiment pas, en aidant les FARDC, la police nationale congolaise et la justice pour que les Kivu en général redeviennent des régions où l'Etat de droit règne », a déclaré Hervé Ladsous.
Près de 20 000 déplacés vivent démunis à Ntoto et dans d'autres localités des groupements Waloa-Uroba et Waloa-Yungu, fuyant l'insécurité.
Hervé LADSOUS pense que seul le retour de l'autorité de l'Etat congolais peut assurer la sécurité et le développement durable auxquels toute la population de Walikale a droit. « Les Nations unies suppléent aux défaillances du gouvernement mais il appartient au gouvernement d'assurer à ses citoyens la sécurité à laquelle ils peuvent aspirer pour une vie normale et de développement nécessaire », ajoute-t-il.
(RDC_5) Radio Okapi – 30/1
Le commandant du 808ème régiment des Forces armées de la RDC (FARDC), basé à Eringeti à Beni-ville, le colonel Albert Kahasha qui avait fait défection dans la nuit de mardi à mercredi 25 janvier est recherché par sa hiérarchie. Selon le porte-parole des opérations militaires au Nord-Kivu, le Colonel Sylvain Ekenge, l'officier « déserteur », toujours en errance dans la province du Nord-Kivu, aurait emporté avec lui une importante quantité d'armes et minutions et tenterait de rejoindre un groupe d'autres officiers insurgés au Sud-Kivu.
Condamnant cette défection, le porte-parole des opérations militaires au Nord-Kivu affirme ne pas en connaître exactement les raisons. « Je ne saurai pas vous dire ce qui lui a amené à faire défection. D'après les informations que nous avons réussies, c'est la manipulation des politiciens qui l'a amené à entrer dans la forêt», a déclaré le colonel Sylvain Ekenge, déplorant le comportement de certains officiers supérieurs des FARDC originaires du Nord et Sud-Kivu qui, selon lui, n'ont pas toujours compris que «l'armée est et restera apolitique ».
Le Colonel Sylvain Ekenge a demandé aux officiers congolais de rester en dehors de tous les problèmes politiques. Il a estimé, par ailleurs, qu'il n'est pas encore tard pour le colonel « fugitif » de se rende aux unités des FARDC les plus proches pour bénéficier « des circonstances atténuantes ». « S'il persiste à rester dans la brousse, il finira par être capturé et s'il fait usage des armes, on risque d'utiliser la force et sa vie sera en danger ainsi que celle de ceux qui sont avec lui », a-t-il menacé, précisant que la moitié de la trentaine d'hommes qui avaient suivi le colonel «fugitif» serait retournée à Eringeti.
Issu de l'ancien mouvement armé Mudundu 40, le colonel Albert Kahasha dirigeait le 808ème régiment FARDC basé à Eringeti depuis le mois de septembre.
(RDC_6) Radio Okapi – 30/1
Dans un communiqué de presse rendu public dimanche 29 janvier, la société civile de Beni a dénoncé l'insécurité persistante qu'elle impute aux rebelles ougandais des ADF-Nalu, aux Maï-Maï et à des hommes armés encore opérationnels dans ce territoire.
Le document évoque plusieurs cas de tueries, d'enlèvements et d'assassinats commis par des hommes armés citant notamment le cas des corps de deux militaires et un civil retrouvés le dimanche au bord de la rivière Bango, sur la route Mbau-Kainama. Ces trois hommes étaient portés disparus depuis une semaine. Le communiqué indique aussi que des hommes armés ont fait irruption dans la localité de Mabuku, dans la nuit de samedi à dimanche et ont pillé cinq boutiques, emportant une moto.
La société civile de Beni demande aux Forces armées de la RDC (FARDC) de déployer davantage de troupes dans la région afin de traquer les ADF-Nalu et les Mai-Mai, réfractaires au désarmement. Elle recommande aussi au gouvernement de doter les militaires en moyens de transport et en primes pour leur permettre de remplir leur mission.
Affirmant que les rebelles ougandais ADF-Nalu et les Maï-Maï de Kikurukuku restent hostiles au programme de désarmement, malgré les appels répétés des responsables FARDC, les responsables de cette société civile exhortent la population de Beni à collaborer avec les forces de sécurité pour arrêter ceux qui approvisionnent ces groupes armés en armes notamment. Les mêmes sources ajoutent que les habitants des groupements de Malio et Mwenye, paient un lourd tribut de la présence des Maï-Maï qui percevraient illégalement la taxe mensuelle de 10 dollars dans chaque ferme ainsi que d'autres frais.
(RDC_7) Radio Okapi – 31/1
Un groupe de huit militaires du 109ème régiment des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont attaqué un bistrot dans la nuit de lundi 30 à mardi 31 janvier à Bibombe dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu. Selon la police de Kamituga, cité minière située à une dizaine de kilomètres de Bibombe, ils ont emporté 4 500 dollars américains, 390 000 Francs congolais (423 dollars américains) et 25 tola d'or [une mesure utilisée par les trafiquants artisanaux d'or].
La même source affirme que ces militaires FARDC portaient des cagoules contrairement aux habitudes des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui opèrent à visage découvert. Selon elle, cette information vient mettre fin à la rumeur qui a circulé ce mardi dans la matinée à Bibombe attribuant cette attaque aux FDLR.
Des sources de la police de Kamituga indiquent que le commandant adjoint du 109ème régiment, le lieutenant-colonel Chiviri, a arrêté ces militaires qui seraient en détention dans une prison de la place.
(RDC_7_1) Radio Okapi – 2/2
L'échange des tirs entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la garde rapprochée du député sortant Dieudonné Bakungu Mitondeke, ce jeudi 2 février, à Goma (Nord-Kivu), a fait quatre morts. Des sources sur place indiquent que deux militaires, un policier qui assurait la garde du député et un autre venu avec les militaires ont été tués. Plusieurs militaires FARDC auraient également été blessés.
Selon des témoins, les militaires FARDC auraient encerclé la résidence du député à 4 heures locales du matin pour y faire une perquisition. Une discussion s'en serait suivie entre les gardes et les militaires qui ont fini par échanger des tirs.
Les FARDC accusent Dieudonné Bakungu de détenir illégalement des armes et d'entretenir une milice privée. L'accusation que le député sortant rejette. Candidat aux législatives de novembre 2011 pour le compte de l'Union pour la nation congolaise (UNC), il attend d'être fixé sur son sort. Les scrutins ont été annulés dans la circonscription de Masisi, faute de compilation de résultats de plus de quatre-vingts centres de vote.
(RDC_7_2) ACP – 2/2
Les Forces armées de la RDC (FARDC) mènent actuellement d'intenses opérations militaires notamment contre les éléments Maï-Maï Yakutumba qui continuent de renforcer leurs positions sur les rivages du Lac Tanganyika, au Sud-Kivu. Selon la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), 7 Maï-Maï ont été tués lors de ces opérations et la situation sécuritaire est demeurée tendue et imprévisible à cause des activités de ces combattants.
On signale, en outre, l'apparition dans le territoire de Kalehe d'un groupe armé composé d'éléments Maï-Maï Nyatura, Maï-Maï Kirikicho et des combattants rwandais des FDLR. Une vive tension continue d'être observée dans les régions situées au Nord des territoires de Shabunda et de Kalehe.
Vie politique...
(RDC_8) Eastern Congo Initiative – 25/1
The true result of the Democratic Republic of Congo's 2011 national elections will probably never be known, but in our final report on the November presidential and legislative elections, Eastern Congo Initiative (ECI) describes and highlights the incredible challenges faced by the Congolese as they struggled to participate in the democratic process. ECI's election report presents compelling evidence including technical problems, lack of political will, poor infrastructure, and outright negligence that ultimately produced a deeply flawed election process.
While the election was ultimately neither free nor fair, there were notable achievements. Despite great odds, the election itself was largely peaceful and turnout was vast across the country, including women and youth - many voting for the first time. Sadly, the post-election environment is uncertain and unstable with opposition groups calling for peaceful protests and reports of unrest across the country.
Read the entire report under :
http://archive.constantcontact.com/fs034/1103318109797/archive/1109141494466.html
(RDC_9) AFP – 27/1
L'opposant Etienne Tshisekedi, qui s'est autoproclamé président élu de la RDC, a lancé vendredi un appel à la grève générale dans son pays lundi "et jusqu'à nouvel ordre" dans une déclaration à l'AFP.
"Lundi 30 janvier, il faut qu'il y ait une grève générale sur l'ensemble du territoire national et jusqu'à nouvel ordre", a déclaré par téléphone depuis Kinshasa M. Tshisekedi, qui a rejeté les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 qui le classait deuxième derrière le chef de l'Etat sortant et officiellement réélu Joseph Kabila.
Jeudi, la police avait empêché M. Tshisekedi, 78 ans, de quitter les abords de sa résidence dans la capitale congolaise et dispersé ses partisans venus pour "l'accompagner" jusqu'au palais présidentiel. "J'ai tenté de sortir de chez moi pour me diriger vers le palais de la Nation où je devais prendre mes fonctions de président de la RDC. À peine avais-je quitté ma maison que j'ai été arrêté à un barrage", a expliqué vendredi l'opposant.
Le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a demandé notamment "aux militaires comme aux civils d'arrêter M. Kabila partout où il se trouverait et de me le livrer ligoté et vivant afin que nous puissions le juger pour les crimes qu'il a commis sur le sol congolais".
Le leader de l'UDPS a dénoncé de nombreuses irrégularités lors des deux scrutins, et des missions d'observations nationales et internationales de même que l'Eglise catholique congolaise les ont également constatées.
Lire aussi sous :
http://www.rfi.fr/afrique/20120127-rdc-le-parti-presidentiel-majoritaire-demande-udps-jouer-son-role-opposant-construc
(RDC_10) Radio Okapi – 28/1
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a poursuivi jeudi 26 janvier la publication des résultats partiels des législatives du 28 novembre dernier. Quatre cent trente-deux députés sont déjà connus sur les cinq cents que va compter la prochaine Assemblée nationale. Pour le sénateur Henry-Thomas Lokondo, membre de la Majorité présidentielle (MP), cette publication des résultats des élections législatives renforce « la légitimité de l'Etat ». « La légitimité de l'Etat se complète. Le chef de l'Etat avait déjà prêté serment. Il ne reste maintenant que la mise en place du Parlement qui est l'institution la plus importante dans une démocratie », estime le sénateur.
De son côté, le député de l'opposition, Clément Kanku pense que cette publication se fait sur fond d'une « grande crise politique », expliquant que la Ceni n'a pas corrigé « les multiples irrégularités dénoncées par certains candidats ». « Nous pensons que cette publication doit prendre en compte tous ces paramètres pour que les résultats annoncés ne soient pas, au finish, une patate chaude qu'on lancerait dans les mains du gouvernement », dit-il.
L'ancienne Alliance pour la majorité présidentielle (PPRD, Palu, MSR, ARC, Cofedec, Unadef, Unadec et CCU) compte déjà 128 députés. Les nouveaux partis signataires de la charte de la MP ont 74 sièges, portant à 202 le nombre de députés de cette plate-forme. À ce nombre, il faudrait ajouter les députés fournis par les partis qui ont raflé un à quatre sièges.
Compte tenu de cette configuration, l'ancienne majorité risque d'être reconduite d'autant plus que la somme des députés de grands partis de l'opposition (UDPS, MLC, UNC, RCD-KML, UFC) atteint à peine 80 élus. Les indépendants sont au nombre de 16.
Analysant ces résultats, le sénateur Henry Thomas Lokondo indique : « Ça sera la continuation du jeu de coalition qui va se faire. Quand il y a coalition il y a toujours une majorité qui se dégage. Même si elle n'est pas absolue, il y a un parti politique phare qui aura besoin des autres pour la paix sociale et politique. »
Clément Kanku déclare, de son côté, qu'avec les percées de certains partis, une nouvelle configuration politique plane à l'horizon. Il explique que certains partis influents en 2006 ont perdu plus de la moitié de leurs sièges ou ne se retrouvent même plus dans la configuration de la nouvelle assemblée. « Il y aura certainement un repositionnement par rapport aux intérêts des uns et des autres mais nous croyons que la constance est une vertu cardinale pour nous acteurs politiques », affirme, en outre, le coordonnateur de l'Union pour la nation.
La Ceni a annoncé de son côté la publication des résultats restants dans les prochains jours. Il s'agit notamment des résultats de trois circonscriptions de Kinshasa ainsi que ceux de : Popokabaka (Bandundu), Kongolo (Katanga), Rutshuru (Nord-Kivu) et Mbuji-Mayi (Kasaï oriental). Le Ceni compte, en outre, réorganiser les élections dans six circonscriptions électorales affectées par des violences. Il s'agit de : Kiri dans le Bandundu, Ikela à l'Equateur, Punia au Maniema, Masisi au Nord-Kivu, Kole et Lomela au Kasaï-Oriental et Demba au Kasaï-Occidental. Le président de cette institution a proposé de recourir à la Cour suprême de justice (CSJ) pour trancher des cas d'irrégularités.
Pour le Professeur Félicien Kabamba de l'Université de Kinshasa (Unikin), réorganiser des élections dans certaines circonscriptions risque d'ouvrir une brèche. « Cette ouverture de la Ceni donne la possibilité aux candidats malheureux de demander que cette reprise des élections puisse s'étendre aussi aux circonscriptions où ils estiment avoir été lésés », a-t-il expliqué. Pour le recours à la Cour suprême, ce professeur se demande comment ce problème sera traité: « Quand on sait qu'elle [la CSJ] n'est pas en dehors de la société congolaise et qu'elle n'est pas débarrassée de toute attitude corruptible. Nous y retrouvons les principaux maux de la société congolaise ».
Lire les résultats partiels et provisoires des législatives sous :
http://www.ceni.gouv.cd/resultats.aspx
Lire aussi sous :
http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/01/30/rdc-legislatives-majorite-et-opposition-condamnees-aux-allia.html
(RDC_11) Radio Okapi – 30/1
La plateforme « Agir pour les élections transparentes et apaisées » (AETA), regroupant une vingtaine d'ONG, a appelé dimanche 29 janvier les acteurs politiques à s'engager dans un dialogue afin de résoudre la « crise post-électorale. Pour les membres de cette plateforme, le pays ne peut pas évoluer sur fond « d'incertitude et de mécontentements non résolus ».
Le secrétaire exécutif de l'AETEA, Jérôme Bonso, prévient qu'on ne peut construire une démocratie sur le socle d'un processus électoral biaisé. « Nous nous sommes rendus compte que la crédibilité interne et externe [du pays] semble être affaiblie. Tout d'abord, il faut que le principe du dialogue puisse être accepté », a-t-il indiqué. Affirmant ne pas vouloir faire de procès d'intention à l'une ou à l'autre des parties impliquées dans le processus électoral, Jérôme Bonso déclare que ce serait « un crime au 21ème siècle », qu'un individu, groupe d'individus ou association soit « hostile au dialogue ».
Dans son rapport final sur son observation du déroulement des élections du 28 novembre, la Voix des sans voix avait plaidé pour l'instauration d'un dialogue entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi pour la gestion consensuelle du pays.
Certains partis de l'opposition proposent une médiation internationale.
Lire la déclaration sous :
http://www.aeta-network.org/organisations-de-la-societe-civile-congolaiseaeta-declaration-sur-la-crise-post-electorale-en-rd-congo
(RDC_12) AFP – 30/1
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en RDC a reporté de lundi à mercredi la publication des derniers résultats des législatives du 28 novembre 2011, qui concernent principalement Kinshasa, a-t-elle indiqué lundi.
La Ceni a reporté à plusieurs reprises l'annonce - initialement prévue le 13 janvier - des résultats complets provisoires de ce scrutin après la multiplication des critiques sur le processus de compilation et des contestations de candidats.
(RDC_13) AFP – 30/1
L'appel à la grève générale lancé en RDC à partir de lundi "et jusqu'à nouvel ordre" par l'opposant Etienne Tshisekedi, autoproclamé "président élu", a été bien suivi dans ses fiefs de Mbuji-Mayi et Kananga, mais pas dans la capitale Kinshasa.
À Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, la grève a été "bien suivie. Des commerces sont restés fermés, il n'y avait pas une circulation intense comme d'habitude, beaucoup de piétons marchaient le long des routes", a déclaré le président de la Société civile (regroupement d'ONG) de la province, Jean-Alexis Kasuasua, à l'AFP. "Le gouverneur (de la province) est sorti pour négocier avec des propriétaires de commerces pour qu'ils ouvrent mais ils n'ont pas pu travailler parce que leurs employés ne sont pas venus", a-t-il ajouté, précisant que le même problème s'est posé au niveau d'établissements publics et privés. La population a "vaqué paisiblement à ses occupations", a pour sa part assuré un collaborateur du gouverneur.
À Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental voisin, plusieurs écoles et établissements publics sont restés fermés, et "dans l'après-midi, les commerçants ont commencé à sortir et essayer de vendre un petit rien pour subvenir aux besoins de la famille", a indiqué la Société civile du Congo (Socico).
En revanche, à Kinshasa, les transports ont fonctionné et les commerces étaient ouverts comme un lundi habituel, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Lire l'article entier sous :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i-521c1cxHizHcSg8ybGyuGNcN6w?docId=CNG.07c42c53fceeedd7dfd4d6003680c7d5.451
(RDC_14) Radio Okapi - 1/2
La Cour suprême de justice (CSJ) a déjà reçu vingt recours pour contestation des résultats des élections législatives du 28 novembre. Le greffe de la haute cour l'a fait savoir, mardi 31 janvier, à quatre jours de la clôture de la réception de ces recours. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a déjà publié les résultats de 155 Centres locaux de compilation des résultats (CLCR) sur les 169 que compte le pays.
Interrogé sur la capacité de la Cour suprême de se prononcer sur tous les recours qui seront déposés- plus de 18 000 candidats se sont présentés aux législatives- son président et porte-parole, Funga Molima, a rappelé que la loi électorale (article 74) impose un délai de deux mois pour régler les contentieux électoraux sur la députation nationale, ajoutant : « La cour est préparée à faire son travail. [...] Elle est constituée des juges qui sont des hommes, pas de robots, qui vont faire le travail dans les limites de leurs aptitudes physiques. On ne peut pas dire d'un service de l'Etat qu'il a tous les moyens. Mais, ce que je peux vous dire c'est que la cour est outillée pour faire son travail. »
Funga Molima s'est, par ailleurs, refusé à ton commentaire au sujet de l'annulation, demandée par la Ceni, des scrutins dans certaines circonscriptions où des graves irrégularités avaient été enregistrées.
Plusieurs candidats ont contesté les résultats des législatives affichés dans les centres de compilation. La Ceni avait dépêché des équipes de vérification pour enquêter sur les allégations d'irrégularités dans les travaux de ces centres. Le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli, avait promis des poursuites judiciaires contre « tous ceux qui se seront compromis durant les élections ».
(RDC_15) AFP - Belga – 2/2
Le parti du président de la RDC Joseph Kabila et ses alliés ou proches ont obtenu la majorité absolue aux élections législatives du 28 novembre, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la Commission électorale.
Selon les résultats provisoires donnés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et compilés par l'AFP, le camp présidentiel obtient autour de 260 sièges sur les 500 de l'Assemblée nationale, et l'opposition autour de 110. Il manque les résultats de sept circonscriptions - soit 17 sièges - pour lesquelles la Ceni a demandé l'annulation du scrutin, notamment à la suite de violences lors du vote.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), du président Kabila, est en tête avec 62 sièges. Le PPRD avait obtenu 111 sièges lors des précédentes législatives de 2006.
En deuxième position arrive le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avec 41 sièges. Classé deuxième derrière le président sortant Joseph Kabila, M. Tshisekedi a considéré comme "nulles" les législatives, qui comptaient 18.865 candidats. Les députés UDPS ne devraient donc pas siéger à l'Assemblée, mais "s'il y a une position contraire, nous allons la donner", a déclaré à l'AFP le secrétaire national du parti, Serge Mayamba, élu à Kinshasa. Dans la capitale, l'UDPS obtient cinq sièges, le PPRD quatre.
Parmi les partis alliés du président réélu, une dizaine a obtenu entre dix et trente sièges, avec en tête le Parti du Peuple pour la Paix et la Démocratie (PPPD, 29 élus), une formation de la majorité créée à la veille du double scrutin. Une dizaine d'autres ont recueilli autour de cinq sièges.
Côté opposition, deux partis seulement se détachent derrière l'UDPS: le Mouvement de Libération du Congo (MLC, de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, 22 sièges), et l'Union pour la Nation congolaise (UNC, seize élus), créé en 2010 par Vital Kamerhe, ex-président de l'Assemblée nationale devenu opposant après avoir été un proche de M. Kabila. Le MLC était le principal mouvement d'opposition en 2006, avec 64 députés.
Une centaine de partis seront représentés à l'Assemblée, dont une grande majorité avec seulement un ou deux sièges. Près d'une cinquantaine de femmes ont été élues.
La Ceni avait reporté à plusieurs reprises l'annonce des résultats après la multiplication des critiques sur le processus de compilation et des contestations de candidats. Elle a demandé à la Cour suprême de Justice (CSJ) - qui proclamera les résultats définitifs d'ici deux mois après examen des recours - l'annulation du scrutin dans sept des 169 circonscriptions à cause de violences ou incidents lors du vote, et des poursuites judiciaires pour quinze candidats - dont certains ont été déclarés élus-, accusés de violences, et une trentaine d'agents électoraux, soupçonnés notamment de "corruption".
A la suite des critiques, la Ceni a indiqué qu'une évaluation du processus électoral sera faite fin février, avant l'annonce d'un nouveau calendrier pour la suite du cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales), initialement prévu pour se terminer en juin 2013.
Avant la publication des derniers résultats, le président de la Ceni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a lancé des mises en gardes à l'égard des témoins présents dans les bureaux lors du vote, qui selon lui, ont donné des faux résultats à leurs candidats. "Les témoins ont plus menti qu'aidé les candidats. Ils ont communiqué de faux rapports aux candidats, désorientant ainsi ces derniers en vue de s'attirer leur sympathie. Certains témoins ont même créé leurs propres fiches de résultats", a-t-il dit pour expliquer les différences existant entre certaines données recueillies à l'issue du vote et les résultats publiés par la Ceni.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/01/la-ceni-pourra-proposer-calendrier-electoral-reamenage-en-mars-selon-jacques-djoli/
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/02/legislatives-rdc-la-ceni-publie-les-derniers-resultats-partiels/
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/02/legislatives-rdc-la-majorite-presidentielle-en-tete-des-resultas-provisoires/
Pour la liste des nouveaux députés élus, lire sous :
http://www.acpcongo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6212
(RDC_15_1) AFP – Belga – 3/2
Net vainqueur des législatives du 28 novembre en RDC, le camp du président Joseph Kabila maintient son emprise sur l'Assemblée, même s'il est plus éclaté et son parti phare affaibli, face à une opposition en quête de stratégie.
Lors des dernières législatives de 2006 "nous avions une majorité plus compacte avec environ 290 députés. Cette fois nous devrions avoir de 325 à 340 élus", sur les 500 de l'Assemblée, admet le secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP), la plateforme politique du chef de l'Etat, Aubin Minaku.
Selon les résultats du scrutin portant sur 483 députés donnés jeudi par la Commission électorale (Ceni), qui a requis l'annulation du vote dans sept circonscriptions - soit 17 sièges - pour des violences, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, au pouvoir), arrive en tête avec 62 élus, contre 111 en 2006.
Le Parti Lumumbiste unifié (PALU), dont le Premier ministre actuel, Adolphe Muzito, est issu selon un accord de gouvernement de 2006 mais qui ne fait pas partie de la MP, enregistre aussi un recul et passe de 34 élus en 2006 à 19. En revanche, le Parti du Peuple pour la Paix et la Démocratie (PPPD), créé peu avant les élections et qualifié de "faux nez" du PPRD par ses détracteurs, obtient 29 sièges, et le Mouvement social pour le Renouveau (MSR) de Pierre Lumbi, conseiller pour la sécurité du président Kabila, se maintient avec 27 élus (26 en 2006).
Une douzaine d'autres partis ont recueilli entre cinq et seize sièges, et, au total, selon M. Minaku, "plus de 55 partis" membres de la MP ont obtenu "au moins un député".
"Il y a eu un vote sanction contre le PPRD et le PALU (...), mais au final, la Majorité présidentielle s'est renforcée à travers de petits partis qui ont su capter plus de voix", explique-t-on à l'International Crisis Group (ICG). La MP "a réussi (...) à consolider une majorité très forte qui mettra à l'abri des alliances le PPRD", ajoute-t-on.
De son côté, l'opposition, qui a obtenu plus d'une centaine de sièges, juge que les résultats de la Ceni "ne reflètent pas la vérité des urnes", selon le député Clément Kanku, unique élu de l'Union pour la Nation (UN). "La population est déçue, frustrée, elle risque de se détourner de la politique", estime-t-il.
Le paradoxe veut que l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), devenu premier parti d'opposition à l'Assemblée avec 41 élus, n'y siègera peut-être pas. Son leader, Etienne Tshisekedi, qui s'est autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats de la présidentielle le classant deuxième derrière le sortant Joseph Kabila, considère aussi les législatives comme "nulles". Il a dénoncé les multiples irrégularités lors des deux scrutins, constatées aussi par des observateurs nationaux et internationaux et l'église catholique.
"La question fondamentale est: est-ce qu'on refuse le mandat ou on le valide et on ne siège pas aux sessions (de l'Assemblée)? Est-ce que nous allons participer aux institutions ou faire la politique de la chaise vide? ", s'interroge, sous le couvert de l'anonymat, un cadre de l'UDPS, qui avait boycotté les élections de 2006. "Les avis divergent au sein du parti, mais ceux qui poussent le plus dans cette direction (de ne pas siéger) sont les candidats malheureux.", ajoute-il.
La Cour suprême de Justice (CSJ) proclamera les résultats définitifs d'ici deux mois après avoir jugé les recours. Accusée de "partialité" par l'opposition, la CSJ avait validé en décembre à la virgule près les résultats contestés de la présidentielle donnés par la Ceni. La France a préconisé jeudi la "transparence" dans le traitement des recours.
Sans attendre la CSJ, l'Assemblée nationale siégera d'ici quinze jours. Quant à la Ceni, elle devrait s'atteler à l'organisation des élections provinciales, prévues en 2012 et des locales espérées en 2013. Elle doit publier en mars un nouveau calendrier pour ces scrutins, selon son vice-président, Jacques Djoli.
(RDC_15_2) Radio Okapi – 3/2
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a transmis, jeudi 2 février, les premiers plis de résultats des élections législatives de toutes les provinces de la RDC à la Cour suprême de justice (CSJ). Il s'agit des fiches et procès-verbaux des Centres locaux de compilation de résultats (CLCR). Pour la ville de Kinshasa, seul le pli de la circonscription de Funa a été transmis. Mais le dépôt des recours en contestation ne connaît pas encore d'engouement à la haute cour.
Le dépôt des recours à la CSJ pour le premier lot de contestations doit prendre fin ce vendredi 3 février. Il s'agit des requêtes concernant les résultats partiels des élections législatives publiés par la Ceni le 26 janvier. Mais pour les résultats publiés, jeudi à minuit, le délai de dépôt des recours de huit jours prévus à l'article 73 de la loi électorale court jusqu'au 10 février.
Selon l'article 74 de la même loi, le délai d'examen des contentieux des élections législatives est de deux mois, à compter de la saisine de la Cour. Celle-ci pourrait alors proclamer les résultats définitifs. « Ne peuvent contester ces élections que le parti ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou son mandataire, le candidat indépendant ou son mandataire », indique la même loi en son article 73. La Cour devrait ensuite examiner et notifier la personne dont l'élection est contestée, avant de programmer les audiences.
Sur place à la CSJ, le greffe a installé six bureaux dans la grande salle des audiences pour traiter les recours. Les requérants déposent leurs dossiers à tour de rôle et dans l'ordre, après avoir reçu un jeton et un macaron, a constaté un reporter de Radio Okapi.
Mardi 31 janvier, le greffe de la haute cour avait indiqué avoir déjà reçu vingt recours. Interrogé par Radio Okapi sur la capacité de la Cour suprême de se prononcer sur tous les recours qui seront déposés- plus de 18 000 candidats se sont présentés aux législatives- son président et porte-parole, Funga Molima, avait déclaré que la cour était préparée à faire son travail, indiquant que ses juges travailleraient « dans les limites de leurs aptitudes physiques ».
Justice, Droits de l'homme...
(RDC_16) RFI – 27/1
En RDC, qui a donné l'ordre de tuer Laurent Désiré Kabila, le 16 janvier 2001 à Kinshasa ? Onze ans après l'assassinat du président congolais, l'un de ses plus proches compagnons commence à parler et demande la réouverture du procès de 2003. En 2001, Mwenze Kongolo était le ministre de la Justice. Il était l'invité Afrique ce jeudi 26 janvier 2012.
Lire et écouter l'entretien sous :
http://www.rfi.fr/afrique/20120126-mwenze-kongolo-ancien-ministre-justice-rdc
(RDC_17) Radio Okapi – 30/1
L'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) condamne les « arrestations arbitraires et enlèvements » des militaires et policiers par l'Agence nationale de renseignement (ANR) et la Garde républicaine. Le chargé des investigations et point focal de cette ONG, Romain Mindomba, déclare que ces arrestations ont été opérées nuitamment entre les mois de novembre et décembre 2011 principalement au camp Bumba dans la commune de Lemba à Kinshasa.
Dans un communiqué publié jeudi 27 janvier, l'Asadho renseigne que depuis le début de l'année, plus de vingt militaires du camp Bumba ont été arrêtés « sans mandat approprié » et sont actuellement détenus au camp militaire Kokolo.
L'ONG indique, en outre, que trois officiers de la Police nationale congolaise ont été enlevés le 6 novembre 2011 entre 12h et 20h par des militaires de la Garde républicaine au camp Badara dans la commune de Nsele. Il s'agit du colonel Roger Boyele, du colonel Kapinga et du major Patrick Kwilu. Ces officiers seraient privés de toute visite même médicale.
Pour Romain Mindomba, les arrestations aussi bien des militaires que des civils doivent se faire par la justice avec des mandats dûment signés. Il recommande au chef de l'Etat de faire cesser les actes d'enlèvement, d'arrestations, de détentions illégales et de torture commis par les agents de l'ANR. Il demande à l'auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d'ordonner des poursuites judiciaires contre les agents de l'ANR et de la Garde républicaine qui se sont rendu coupables de ces actes.
L'auditorat général des FARDC, pour sa part, demande à l'Asadho de chercher « la vraie information à la source », expliquant que toutes ces personnes dont parle l'Asadho se trouvent en détention et attendent d'être jugées pour des faits qui leur sont reprochés.
(RDC_18) Radio Okapi – 31/1
Le Réseau national des ONG des droits de l'homme de la RDC (Renadhoc) s'insurge contre « l'assignation tacite en résidence surveillée » d'Etienne Tshisekedi. Dans un communiqué publié lundi 30 janvier à Kinshasa, il demande au gouvernement de lever le dispositif policier déployé autour de la résidence du leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
« Nous estimons que cette assignation a longtemps duré et provoque la psychose en sein de la population qui vit entre la 7e et la 12e rue dans la commune de Limete », a déclaré le secrétaire exécutif du Renadhoc, Fernandez Murhola qui demande au gouvernement de retirer les policiers qui sont postés dans cette partie de la capitale pour que le président de l'UDPS circule librement comme tous les autres leaders politiques.
Le directeur du cabinet de l'UDPS, Albert Moleka, avait déploré samedi 14 janvier le dispositif policier déployé autour de la résidence de son leader, Etienne Tshisekedi, déclarant que les policiers y ont érigé des barrières « dans l'environnement direct » de son domicile et y limitent l'accès.
Des sources proches du ministère de l'Intérieur affirment qu'une levée partielle des policiers a été observée autour de la résidence d'Etienne Tshisekedi, il y a quelques semaines, après des pourparlers entre le ministère de l'Intérieur, la police, les services spéciaux et l'opposition. Ces policiers y ont été déployés depuis la proclamation des résultats des élections présidentielle et législatives du 28 novembre.
Interrogé par Radio Okapi au sujet de ce déploiement, le commissaire général de la police congolaise, Charles Bisengimana, avait affirmé qu'il ne voyait pas en quoi le leader de l'UDPS se trouverait en danger « alors qu'il se trouve dans sa propre résidence, et surtout, qu'il ne reçoit aucune visite susceptible d'occasionner un danger». Selon lui, cette présence policière a pour objectif « de mettre hors d'état de nuire tous les délinquants qui menaçaient la sécurité des personnes et de leurs biens dans cette partie de la ville ».
S'appuyant sur le déploiement des policiers autour du domicile de l'opposant, une autre ONG de défense des droits de l'homme, la Voix des sans voix (VSV) avait déclaré, lundi 24 janvier, être au courant d'un «plan de relégation» d'Etienne Tshisekedi dans son village natal, Kabeya Kamwanga.
Lire le document complet sous :
http://www.renadhoc.org/index.php?option=com_content&view=article&id=36:lassignation-en-residence-surveillee-de-mr-e-tshisekedi-president-national-de-ludps&catid=3:telechargements&Itemid=9
(RDC_19) Radio Okapi – 31/1
L'auditeur de garnison au tribunal militaire de Gemena a requis, samedi 28 janvier, la peine de mort contre dix-sept prévenus accusés d'avoir participé à l'insurrection armée du Mouvement de libération indépendant et alliés (MLIA) et vingt ans de prison ferme contre un militaire poursuivi pour viol. Cette juridiction siégeait en audience publique dans le procès de vingt-deux insurgés MLIA, arrêtés depuis 2009 à la localité de Dongo dans le territoire de Kungu dans le Sud-Ubangui (Equateur). Le tribunal militaire de garnison de Gemena a pris l'affaire en délibéré devrait en rendre son verdict ce jeudi 2 février.
Ce procès a tiré en longueur notamment à cause du départ de l'ancien auditeur militaire de la garnison de Gemena, du manque des moyens pour l'organisation d'une audience foraine à Dongo, localité où les faits se sont produits, à 260 Km de Gemena.
Au moins cinq témoins et victimes qui ont apporté leurs témoignages ont comparu dans ces audiences.
Les faits remontent à 2009 lors de l'insurrection de l'armée MLIA à Dongo dans le territoire de Kungu. Les prévenus avaient été arrêtés en décembre 2009, pour les uns, et au premier trimestre de 2010, pour les autres. La première audience n'a débuté qu'au mois de septembre 2010. Le procès fut suspendu et repris qu'au mois d'octobre 2011 pour se poursuivre jusqu'à ce jour.
(RDC_20) Radio Okapi – 1/2
Le procès de vingt Congolais poursuivis pour violences sur la voie publique, intimidation, kidnapping, agression et destruction de biens d'autrui, par la police sud-africaine, se poursuit ce mercredi 1er février. Ces prévenus ont comparu comme prévu mardi 31 janvier dans la matinée, à la Cour de première instance de Johannesburg, mais la séance a été ajournée pour ce mercredi. Ils avaient été arrêtés le 19 janvier.
Selon maître Jean-Pierre Lukamba, l'un des avocats des accusés, les prévenus pourraient être libérés sous caution en attendant le procès proprement dit. Il a affirmé que cette caution pourrait s'élever à 1000 et 1500 rands, soit environ 150 ou 200 dollars américains. Cet activiste d'Amnesty International a indiqué que les différentes organisations congolaises basées en Afrique du Sud se sont cotisées pour payer la caution des accusés.
Les plaignants, les représentants de l'ambassade de la RDC ainsi que des personnes qui affirment avoir été attaquées par les prévenus lors des manifestations organisées à Johannesburg après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle en RDC, devront expliquer notamment ce qui était à la base des actes de vandalisme au sein de la représentation diplomatique congolaise.
Des Congolais et des représentants des droits de l'Homme se sont rassemblés, ce mardi 31 janvier, à la porte de la Cour de première instance de Johannesburg pour soutenir les accusés.
Relations extérieures
(RDC_21) Belga – 27/1
Le sénateur Philippe Moureaux (PS) a suggéré vendredi un recomptage des voix exprimées lors des élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier en RDC pour lever les suspicions qui pèsent sur les résultats de ce double scrutin, voire l'organisation de nouvelles élections.
"Tout comme lors du scrutin présidentiel, les résultats du scrutin législatif partiellement publiés sont déjà contestés. Le pouvoir hésite d'ailleurs à les publier", a indiqué M.Moureaux, qui est aussi ministre d'Etat, dans un communiqué.
"Lorsque la dénonciation des élections émane de milieux aussi divers il y a lieu de s'interroger sur la fiabilité et la crédibilité de l'ensemble du processus", a ajouté l'ancien ministre. "Face à une telle suspicion, la communauté internationale ne peut plus se contenter d'observer. Elle se doit, dans sa grande sagesse, tirer les conclusions qui s'imposent et agir en conséquence: il faut demander avec force que l'on procède au recomptage des voix afin que la vérité des urnes apparaisse. Si cela s'avère impossible, l'exigence de nouvelles élections contrôlées de a à z par une instance neutre s'imposerait".
(RDC_22) Belga – 27/1
Le Premier ministre Elio Di Rupo a formulé le voeu, vendredi, que le dépouillement des scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre dernier en RDC livre "un résultat qui sera crédible", mais sans aller à demander un recomptage comme le réclame Philippe Moureaux (PS).
"Nous avons déjà critiqué la manière de dépouillement", a précisé vendredi soir le chef du gouvernement en marge d'une réunion au Parlement, après la sortie du Bruxellois. "On espère qu'on aboutira à un résultat qui sera crédible", a-t-il ajouté.
Interrogé pour savoir s'il allait lui aussi jusqu'à préconiser un recomptage des voix, M. Di Rupo n'est pas allé aussi loin, précisant "qu'il y avait plusieurs points de vue". "Ce qui est fondamental, c'est que le travail (mené par les autorités congolaises, ndlr) soit jugé de qualité", a-t-il insisté.
(RDC_23) Belga – 28/1
Quelque 350 Congolais ont participé samedi après-midi (à Bruxelles) à une manifestation dans le calme pour contester les résultats de l'élection présidentielle de novembre 2011 en RDC. D'après les manifestants, l'opposant Etienne Tshisekedi a remporté l'élection face au président sortant Joseph Kabila, bien que ce dernier ait été désigné vainqueur et "accepté" par la communauté internationale.
Les manifestants estiment que des fraudes, favorables au président Kabila, ont eu lieu lors de l'élection du 28 novembre 2011. "Tout le monde sait pour qui le peuple congolais a voté", a déclaré un manifestant. "Tout le monde sait qui a remporté l'élection et qui est le véritable président. C'est Etienne Tshisekedi. La communauté internationale doit reconnaître cela et arrêter de choisir le camp de Kabila."
Les manifestants accusent la communauté internationale de soutenir Kabila par opportunisme afin de pourvoir profiter des richesses minérales du sol congolais.
La manifestation de samedi s'est déroulée dans le calme. Les participants sont partis de la gare du Nord et ont rejoint le palais de justice à la place Poelaert.
(RDC_24) Belga – 31/1
L'Union européenne suit attentivement le processus électoral en cours en RDC, a affirmé le coordinateur principal de l'UE pour la région des Grands Lacs africains, le diplomate belge Koen Vervaeke, à l'issue d'un échange de vues avec le vice-ministre congolais des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita, lundi à Kinshasa, rapporte mardi l'agence congolaise de presse (ACP).
"Nous avons pris note des résultats et nous encourageons la Ceni (la Commission électorale nationale indépendante) et toutes les institutions qui interviennent dans ce domaine à jouer la transparence et à assurer la crédibilité du processus", a déclaré M. Vervaeke en faisant référence aux élections présidentielle et législatives qui se sont tenues le 28 novembre dernier, mais qui ont été entachées d'irrégularités.
L'émissaire européen pour les Grands Lacs a encouragé les candidats qui contestent les résultats des législatives à saisir la Cour suprême de Justice (CSJ) qui, selon lui, doit jouer son rôle en toute impartialité et en toute transparence. Il a recommandé aux acteurs politiques congolais de tirer les leçons du dysfonctionnement du processus en vue de faire mieux pour les échéances provinciales et locales à venir.
Au sujet des questions sécuritaires, il a indiqué qu'il y a eu des allégations des violations des droits de l'homme, durant la période électorale, sur l'ensemble du territoire de la RDC. Il faudrait que "les autorités fassent leurs investigations et que la justice fasse son travail en toute transparence", a-t-il conclu, selon l'ACP.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/03/legislatives-rdc-la-monusco-encourage-le-recours-aux-voies-legales/
(RDC_25) Panapress – 31/1
Un plan de sortie de la crise post-électorale en RDC, prévoyant un recomptage des voix, a été soumis au 18ème sommet de l'Union africaine (UA) qui se poursuit lundi à Addis- Abeba, a appris la PANA auprès d'une délégation de l'opposition congolaise venue dans la capitale éthiopienne.
Le plan de sortie de crise, signé par plusieurs partis de l'opposition parmi lesquels l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi et l'Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, demande à l'Union africaine de désigner un médiateur pour discuter avec toutes les parties congolaises d'un consensus de sortie de la situation post-électorale.
Les opposants congolais suggèrent également de comparer les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à ceux des candidats et des observateurs internationaux. « Il faut organiser une nouvelle élection présidentielle au cas où l'opération de recomptage des voix s'avère difficile », propose le plan de sortie de crise qui demande la reprise des élections législatives seulement dans les circonscriptions électorales où il y a des contestations.
Pour l'opposition congolaise, la sortie de crise passe par la désignation d'une nouvelle personnalité consensuelle à la tête de la CENI dont la composition devra être revue. « La majorité des forces politiques du changement et de la société civile désigneront chacune deux personnes pour les représenter au sein du Bureau de la CENI, dont toutes les fonctions administratives et financières seront confiées à la MONUSCO », ajoute le document. Il propose par ailleurs de procéder au nettoyage du fichier électoral et à la publication des listes électorales conformément à la loi et de requérir la participation des experts africains et internationaux à toutes les phases du processus.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/31/elections-rdc-des-chefs-detat-africains-favorables-recomptage-des-voix-selon-vital-kamerhe/
http://radiookapi.net/actualite/2012/02/01/elections-rdc-aucun-chef-detat-africain-na-soutenu-le-recomptage-des-voix-selon-alexis-thambwe-mwamba/
(RDC_26) Belga – 2/2
Le secrétaire général de la Francophonie, l'ex-président sénégalais Abdou Diouf, a lancé jeudi un appel à l'apaisement en RDC pour que le sommet de la francophonie prévu en octobre puisse se tenir "dans un climat serein" en dépit des contestations liées aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier.
"Le sommet se prépare normalement, comme tous les sommets", a assuré M. Diouf lors de l'émission "L'invité" de la chaîne de télévision TV5 Monde. "Nous appelons à l'apaisement, au dialogue, au respect de la transparence et de l'équité dans le traitement des élections qui viennent de se tenir", a-t-il ajouté. M. Diouf s'est toutefois voulu rassurant. "Nous pensons que nous aurons un climat apaisé qui permettra au sommet de se tenir dans les meilleures conditions", a-t-il dit.
Le 14ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF) doit se tenir à Kinshasa les 13 et 14 octobre prochains.
Dans une déclaration publiée le mois dernier, le secrétaire général de la Francophonie avait déjà exprimé son souhait et celui de toute la Communauté francophone de voir la RDC "réussir dans la paix sa marche vers la démocratie" et réitéré la disponibilité de la Francophonie à accompagner ce pays dans ses efforts. Il avait aussi recommandé notamment d'assurer le traitement le plus responsable et le plus impartial des résultats des élections législatives et de recourir aux voies légales pour faire valoir toute contestation de ces résultats. Il incite, à ce titre, la Cour suprême de Justice (CSJ) à examiner et traiter les éventuels recours dans le respect le plus strict des règles de droit et dans la plus grande transparence.
(RDC_27) AFP – 2/2
Un diplomate américain a estimé jeudi que les élections législatives de novembre en RDC avaient été "entachées d'irrégularités", mais qu'elles avaient néanmoins marqué "une étape dans le processus démocratique" du pays.
"Les élections ont été gravement entachées d'irrégularités et ont manqué de transparence", a affirmé Donald Yamamoto, du bureau africain du département d'Etat américain lors d'une audition devant le Sénat. Cette audition portait sur le futur de la RDC et l'implication de l'agence fédérale américaine d'aide au développement (USAID). "On ne sait pas avec certitude si les résultats des élections auraient été différents sans fraude, mais (ce scrutin) a marqué une étape dans le processus démocratique" de la RDC, a estimé le diplomate.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, citée jeudi par une diplomate américaine devant cette commission, a affirmé que ces élections avaient été "entachées de graves irrégularités, avec un manque de transparence", et qu'elles n'étaient "pas a la hauteur des progrès démocratiques observés lors des dernières élections africaines".
"Sans un engagement fort du gouvernement de la RDC envers la démocratie et les droits de l'homme, peu de choses durables sont possibles", a ajouté Daniel Baer, un autre diplomate présent à l'audition.
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http://www.state.gov/j/drl/rls/rm/2012/183083.htm
RWANDA
Justice, Droits de l'homme...
(RWA_1) AFP – 30/1
Le procès en appel de deux journalistes rwandaises, condamnées en février 2011 à 7 et 17 ans de prison notamment pour incitation à la désobéissance civile et négation du génocide, a débuté lundi devant la Cour suprême à Kigali.
La directrice d'' "Umurabyo", Agnès Uwimana Nkusi, avait écopé de la plus lourde des deux peines pour "négation du génocide (des Tutsi en 1994), incitation à la division et diffamation" contre de hauts responsables dont le président Paul Kagame, à travers des articles publiés dans le mensuel. La Haute Cour de justice de Kigali avait reconnu sa consoeur Saidath Mukakibibi coupable d'"incitation à la désobéissance civile".
Lundi, les deux journalistes sont restées silencieuses à leur descente du véhicule les amenant de la prison au tribunal. Elles étaient, comme il est de coutume dans le système pénitentiaire rwandais, vêtues de rose et avaient le crâne rasé. Elles sont défendues par une équipe de sept juristes comprenant des représentants d'organisations de défense des droits de l'homme et de liberté de la presse, dont l'Initiative pour la défense légale des médias et Article 19, basées à Londres, et Avocats sans frontières (ASF), basée à Bruxelles.
"Le jugement (de 2011) était un peu en décalage avec le reste des politiques mises en place par le Rwanda. Le pays annonce qu'il veut promouvoir la liberté de la presse, avoir une société ouverte et démocratique mais pour cela il faut avoir de solides médias", a déclaré Nani Jansen, de l'Initiative pour la défense légale des médias, à l'AFP. "Les gens font maintenant confiance à la justice criminelle rwandaise", a renchéri John Jones, avocat d'un cabinet londonien, citant plusieurs exemples de Rwandais extradés à Kigali par des pays occidentaux. "C'est pourquoi il est d'autant plus important dans cette affaire que le verdict soit équilibré, juste et proportionné", a-t-il ajouté.
(RWA_2) AFP – 2/2
L'ancien homme politique rwandais Léon Mugesera, extradé la semaine dernière par le Canada, a été inculpé jeudi par la justice de son pays pour planification du génocide de 1994, incitation à prendre part au génocide et distribution d'armes, a constaté un journaliste de l'AFP.
N'ayant pas encore choisi d'avocat, M. Mugesera a demandé jeudi plus de temps avant de dire s'il plaiderait coupable ou non coupable. "J'ai besoin de plus de temps pour trouver un avocat," a déclaré M. Mugesera devant une cour du district de Nyamirambo à Kigali. "J'ai demandé au procureur d'attendre. D'ici un à deux mois, je saurai qui est mon avocat," a-t-il ajouté. La cour, qui a refusé sa demande de libération sous caution, a ensuite ajourné l'audience au 2 avril.
Léon Mugesera, 59 ans, était réclamé par la justice rwandaise depuis 1995 pour un célèbre discours prononcé en novembre 1992 lors d'un meeting de son parti. Les autorités rwandaises considèrent que ce discours est l'un des éléments déclencheurs du génocide de 1994, au cours duquel des Hutu extrémistes ont tué jusqu'à 800.000 personnes essentiellement tutsi. Dans ce discours, M. Mugesera aurait qualifié les Tutsi de "cafards". Ce linguiste, originaire du nord du Rwanda, qui vivait au Canada depuis 1993, avait réussi à repousser son extradition durant plusieurs années grâce à de multiples recours judiciaires.
Eurac

