Grands Lacs: Semaine du 21 au 27 janvier 2012
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- Publicado el Viernes, 27 Enero 2012 19:15
RESUME : En RDC, le résultat des élections législatives, qui devait être publié le 26, a été une nouvelle fois repoussé « sine die » (RDC_10), alors que le comité de médiation pour un processus électoral apaisé a entamé des négociations avec la classe politique et certains ambassadeurs pour apporter des « solutions concrètes » afin de résoudre les contestations (RDC_11). En fin de semaine toutefois, la CENI, qui a requis l’annulation des résultats dans sept des 169 circonscriptions électorales et l’arrestation d’une quinzaine de candidats pour violences (RDC_13_3), a finalement publié les résultats pour 87 % des 500 sièges à attribuer : ces résultats donnent le parti du président Kabila gagnant avec 58 députés (soit une perte de près de 50 % par rapport aux sièges obtenus en 2006), tandis que le parti d’Etienne Tshisekedi vient en seconde position avec 34 députés (RDC_13_4).
Au niveau diplomatique, le Secrétaire général de la francophonie offre sa médiation et recommande l’apaisement et le respect des règles démocratiques dans la poursuite du processus électoral (RDC_20), tandis que le nouveau Secrétaire général adjoint des N.U., en visite au Congo, reconnaît la validité des « reproches » fait à l’encontre de son institution et se déclare prêt à continuer à appuyer le processus électoral (RDC_23). Dans sa rencontre avec l’opposant Vital Kamerhe, ce dernier lui a fait part de son souhait d’un recomptage des votes dans certaines provinces, tandis que le représentant d’un parti de la majorité s’étonnait de la passivité de la MONUSCO durant les élections (RDC_13_2). De son côté, le président de la Chambre belge des représentants, dans la foulée de prises de position très positives du Premier ministre belge sur la tenue des élections, a adressé une lettre au président de la CENI pour le « travail remarquable » abattu par celle-ci, alors que certains députés belges ainsi que le nouveau ministre belge des Affaires étrangères se sont inquiétés des nombreuses irrégularités dans les élections : la manière dont le processus électoral s’est déroulé provoque aussi, selon certains observateurs, des questionnements dans le chef des diplomates et des bailleurs de fonds sur les conséquences qui en découleront (RDC_21).
Pendant ce temps, le président auto-proclamé, Etienne Tshisekedi, annonce qu’il entre effectivement en fonction, formera prochainement un gouvernement et déclare les élections comme nulles (RDC_5). Empêché par la police de quitter son domicile de Limete pour se rendre au palais présidentiel, celle-ci a bouclé les abords de sa résidence, refusé l’entrée de la presse et dispersé un petit nombre de manifestants à coup de gaz lacrymogène (RDC_7) (RDC_13). La Voix des Sans Voix dénonce à ce sujet l’existence d’un plan pour reléguer le chef de l’UDPS dans sa région d’origine, le Kasaï Oriental (RDC_9) où l’évêque du diocèse dénonce les intimidations contre le clergé qui a évoqué les irrégularités dans le processus électoral dans ses homélies (RDC_8) et où les étudiants de l’Université de Mbuji-Mayi se sont affrontés avec la garde rapprochée du gouverneur, un diamantaire qui se situe dans la mouvance de J. Kabila (RDC_12).
Toujours dans ce contexte de tensions post-électorales, le ministre de l’Intérieur du gouvernement central a suspendu les plénières de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu au prétexte que certains députés auraient changé de parti (sans qu’une telle décision soit étayée sur le plan constitutionnel à moins d’élargir considérablement la notion de « troubles à l’ordre public » NDA) (RDC_6). Toujours au Kivu, les militants de Beni, découragés par la défaite de leurs candidats et/ou par la gestion obscure des fonds, ont déserté les bureaux de leurs partis depuis la fin des élections (RDC_13_1).
Dans le domaine de la sécurité, l’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs recommande que la communauté internationale appuie les gouvernements de la région dans le renforcement des capacités de leurs armées et de leurs polices (RDC_22). Sur le terrain, des sources humanitaires font état de plus de 500.000 déplacés dans la province du Sud Kivu (RDC_1). Au Nord Kivu, des affrontements ont eu lieu entre les FARDC et les FDLR : le porte-parole de l’opération Amani Leo annonce le lancement prochain d’une opération d’envergure pour éradiquer les milices rwandaises (RDC_2). Par ailleurs, un haut gradé des FARDC aurait déserté avec trente de ses hommes une garnison proche de Beni (RDC_3). En Province Orientale, la milice FPJC a perpétré des meurtres, des pillages et des viols dans deux villages au sud de Bunia (RDC_4). Enfin, les gouvernements des deux Congo et le HCR comptent démarrer les opérations de rapatriement des réfugiés de la RDC qui se trouvent toujours au nord du Congo-Brazzaville depuis la révolte des Enyele d’octobre 2009 (RDC_19).
Dans le domaine de la justice, le Conseil supérieur de l’audio-visuel a dégagé sa responsabilité pour la fermeture de deux stations de radio-télévision proches de l’opposition (RDC_14). On signalera aussi que le procès de Jean-Pierre Bemba à La Haye a été une nouvelle fois reporté (RDC_15).
Dans le domaine économique, le bourgmestre de Mbuji-Mayi et le ministre provincial de l’Intérieur entendent lutter contre l’exploitation artisanale du diamant dans les parcelles résidentielles (RDC_16). Au Nord Kivu, on note une baisse de 37 % des recettes fiscales liées à la suspension de l’exploitation minière dans le Kivu (RDC_17). Enfin, la société Total a obtenu le droit d’exploitation de trois blocs pétroliers dans la région du Lac Albert, à la frontière avec l’Ouganda : ces blocs avaient été concédés auparavant à deux autres sociétés basées dans les Iles Vierges (RDC_18).
Au Burundi, il s’avère que le dirigeant du MSD a été interpellé en Tanzanie sur base d’un mandat d’arrêt du parquet burundais. La confusion autour de cette affaire a créé de la confusion à Bujumbura et de l’embarras pour le gouvernement tanzanien qui a décidé finalement de libérer ce dirigeant de l’opposition burundaise (BUR_1) (BUR_2).
Au Rwanda, une nouvelle explosion de grenade a eu lieu dans une zone rurale au centre du Rwanda (RWA_1). Dans le domaine de la justice, Léon Mugesera, considéré par certains comme un des idéologues du Hutu Power mais dont l’ancien chef de la MINUAR prétend n’avoir pas entendu parler, a été extradé du Canada (RWA_2). Enfin, on signalera dans cette livraison la publication de deux documents relatifs aux évènements de 1994 : le rapport intégral récent des deux juges français sur l’attentat contre l’avion présidentiel et une interview de l’ancien ambassadeur de Belgique à Kigali (RWA_3).
BURUNDI
Justice, Droits de l’homme…
(BUR_1) AFP – 21/1
L'un des principaux leaders de l'opposition burundaise, Alexis Sinduhije, arrêté le 11 janvier en Tanzanie, a été interpellé "sur un mandat d'arrêt international du parquet burundais", qui l'accuse d'être impliqué dans deux assassinats, a annoncé à l'AFP le porte-parole du parquet.
"L'arrestation de M. Alexis Sinduhije par la police tanzanienne répond à un mandat d'arrêt international lancé par le ministère public (burundais) via Interpol dès le 14 septembre 2011", a déclaré Elie Ntungwanayo. "Il est poursuivi pour son implication dans deux affaires d'assassinats, ceux du patron de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) au Burundi, le Dr Kassi Manlan, et de son domestique, qui s'appelait Nzisabira", a-t-il poursuivi.
Selon des sources judiciaires à Bujumbura, M. Sinduhije est accusé de subornation de témoins dans l'affaire Kassi Malan, du nom du représentant de l'OMS assassiné en 2001. Le n°2 de son parti est en prison depuis juillet pour le même motif.
Les avocats de M. Sinduhije ont assuré jusqu'ici qu'il n'y avait aucun mandat d'arrêt international contre leur client. L'opposition, la société civile burundaise et des diplomates à Bujumbura estiment que son arrestation n'est qu'un prétexte pour essayer de casser l'un des principaux opposants burundais, considéré comme l'un des plus dangereux pour le pouvoir actuel.
Le gouvernement avait assuré cette semaine à l'AFP ne pas être à l'origine de cette arrestation. Mais le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, avait précisé que cela ne voulait pas dire que "la justice (n'avait) pas l'une ou l'autre affaire judiciaire contre lui".
Selon M. Ntungwanayo, le parquet instruit actuellement un autre dossier contre M. Sinduhije, "en rapport avec la circulation d'armes et la constitution de groupes armés dans notre région". D'après le porte-parole, le parquet se fonde sur un rapport du groupe des experts des Nations Unies sur la République démocratique du Congo, qui présente l'opposant comme le leader d'une nouvelle rébellion burundaise opérant essentiellement à partir de l'est congolais.
M. Sinduhije reste détenu à Dar es-Salaam, en Tanzanie, où il a été arrêté alors qu'il arrivait d'Ouganda, selon son avocat tanzanien, Me Habas Nyange.
Lire aussi sous :
http://news.yahoo.com/burundi-admits-role-arrest-oppositionist-tanzania-190306844.html
(BUR_2) RFI – 23/1
Il y a une quinzaine de jours, un des principaux opposants burundais, le président du parti MSD, était arrêté à Dar es Salaam en Tanzanie. Un dossier qui semble avoir été géré dans la plus grande confusion à Bujumbura. La semaine qui s'ouvre s'annonce décisive et à moins d'un retournement de dernière minute, la balance pencherait en faveur de la relaxe d’Alexis Sinduhije, selon des sources diplomatiques à Dar es Salaam.
Bujumbura, expliquent ces sources, aurait mis dans l’embarras le gouvernement tanzanien par son indécision et le double langage constaté dans la gestion du cas de l’opposant burundais Alexis Sinduhije. Ce n’est en effet que vendredi 20 janvier, c’est-à-dire dix jours après l’arrestation du président du MSD, que le procureur de ce pays a finalement reconnu qu’il était à l’origine de son arrestation pour un motif qui en a surpris plus d’un.
En effet, il serait impliqué, selon le procureur, dans deux assassinats qui se sont déroulés il y a respectivement dix et onze ans. Un mandat d’arrêt international aurait même été émis depuis le 14 septembre 2011, une affirmation plutôt en contradiction avec les propos du porte-parole du gouvernement burundais qui assurait encore la veille que le gouvernement n’était pas au courant d’un quelconque fait reproché à l’opposant.
En clair, le pouvoir burundais ne sait sur quel pied danser, expliquent des observateurs, car officiellement il appelle l’opposition en exil au dialogue sous la pression de ses bailleurs de fonds alors qu’en réalité il est engagé dans une lutte à mort contre des opposants qu’il accuse d’être derrière les nouvelles violences au Burundi. D’où ce grand écart qui donne une forte impression de confusion.
Lire aussi sous :
http://www.rfi.fr/afrique/20120124-tanzanie-libere-opposant-burundais-alexis-sinduhije
RDC
Sécurité, Armée…
Kivu
(RDC_1) ACP – 21/1
Plus de 500 000 personnes déplacées internes sont actuellement signalées dans la province du Sud-Kivu, selon les renseignements fournis par des sources humanitaires, qui attribuent cette situation aux attaques des groupes armés.
Parmi les cas rapportés, le monitoring de différents acteurs humanitaires alignent les attaques des FDLR (rebelles Hutu rwandais), accompagnées de graves exactions contre les populations civiles, notamment dans le territoire de Walungu d’où ces mêmes assaillants auraient dirigé ensuite une autre attaque contre le village de Lubimbe II, faisant trois morts et une dizaine de blessés.
Le territoire de Kalehe est cité parmi les plus touchés par les mouvements des populations dans cette province. Une mission conduite en novembre dernier par l’ONG internationale Action Contre la faim/USA dans la région évalue à plus de 161.000 le nombre de personnes déplacées dans ce territoire à la fin de l’année 2011. L’insécurité dans les territoires voisins de Walikale et de Masisi au Nord Kivu, attribuée ici encore aux FDLR, très actifs dans la région, serait à l’origine de cette migration interne.
L’Ong Action Contre la faim déplore les conditions difficiles dans lesquelles plus de 22.000 d’entre eux vivent dans les villages du groupement de Ziralo où leurs hôtes ne sont essentiellement constitués que de familles retournées ayant également perdu leurs moyens de subsistance.
(RDC_2) Radio Okapi – 24/1
Le porte-parole de l’opération Amani Leo, le colonel Sylvain Ekenge, a salué la mort d’un officier des Forces démocratiques pour la libération de Rwanda (FDLR) et de quatre de ses hommes, dimanche 22 janvier, lors d’un accrochage avec les Forces armées de la RDC (FARDC) dans la localité de Bugomba. Il a déclaré à Radio Okapi ce mardi 24 janvier que cela constituait « un pas de plus vers le démantèlement de ces rebelles rwandais au Nord et Sud-Kivu ».
Le Colonel Sylvain Ekenge a annoncé, pour bientôt, « une opération d’envergure pour l’éradication de ces rebelles hutus rwandais dans l’Est du pays ». « On est entrain de neutraliser un grand nombre de leaders des groupes armés qu’ils soient congolais ou étrangers. Dans le territoire de Libero, on a neutralisé les Kikiru kuku, il y a Gervais Munyubulungu qui est parti. À Rutshuru, il y a l’adjoint de Soki qui a été neutralisé dans la population. Il y a d’autres officiers FDRL dans la localité de Ntoto qui ont été neutralisés », a-t-il indiqué.
Selon la même source, la mort de ce haut gradé rwandais porte à cinq le nombre des officiers FDLR tués par les FARDC et les milices locales d’autodéfense depuis le mois de juillet de l’année 2011.
L’affrontement de dimanche a eu lieu à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Goma en territoire de Rutshuru. Le convoi du commandant de compagnie du 804ème régiment FARDC qui venait de Rugari au Sud de Katale est tombé dans une embuscade des FDLR.
Les FARDC ont, par ailleurs, déploré la mort du commandant de cette compagnie, le major Faustin.
(RDC_3) Radio Okapi – 26/1
Le colonel Albert Kahasha, commandant du 808ème régiment à Eringeti, à 54 Km au nord de Beni au Nord-Kivu, a quitté le camp des Forces armées de la RDC (FARDC), pendant la nuit de mardi 24 janvier, avec une trentaine d’hommes, dont sa garde personnelle. La société civile craint une défection de la part de cet officier. Des sources militaires dans la région disent attendre le déroulement de l’enquête avant de statuer.
Le colonel Kahasha était à la tête de ce régiment depuis septembre dernier. Il est issu de l’ancien mouvement armé « Mudundu 40 », basé au Sud-Kivu. Il a quitté sa position à Eringenti pour une destination inconnue vers 23 heures le mardi. Son véhicule de fonction a été retrouvé mercredi matin, abandonné à deux kilomètres du camp d’Eringeti.
D’après la société civile locale, deux des hommes qui l’accompagnaient sont déjà revenus au camp. Elle se dit cependant préoccupée par cette nouvelle, car la situation sécuritaire de la région n’est pas stable, malgré des multiples opérations militaires lancées contre les groupes armés, dont les ADF/Nalu.
Du côté des FARDC, le porte-parole de l’opération Ruwenzori, le colonel Célestin Ngeleka, a estimé qu’il était trop tôt pour se prononcer sur cette affaire, signalant que des enquêtes sont en cours afin de déterminer s’il s’agit ou non d’une défection.
Province Orientale
(RDC_4) Radio Okapi – 24/1
Une cinquantaine de miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (FPJC) ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi 24 janvier le village de Bubongo situé à plus de 50 kilomètres au Sud de Bunia dans le territoire d’Irumu en Ituri. Selon la société civile de ce territoire, les assaillants ont pillé des boutiques et des maisons d’habitation et emporté 23 grammes d’or, 1 000 dollars américains, cinquante-deux sacs de riz et vingt-trois sacs de sel, une dizaine de caisses de bière et des habits.
Le président de la société civile du territoire d’Irumu rapporte que ces miliciens ont d’abord attaqué une carrière d’or à l’entrée du village. Ils auraient ouvert le feu sur les habitants sans faire de victimes. Il affirme que ces assaillants ont ensuite rejoint le centre du village et fouillé les maisons et les boutiques avant d’emporter de nombreux biens. Ces miliciens se seraient ensuite retranchés dans la brousse. Pris de panique, les habitants du village ont trouvé refuge dans les localités de Nyakunde et Mahabo, situées à une dizaine de kilomètres de Bubongo.
Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) sont arrivés à Bubongo ce mardi 24 janvier dans la matinée. Dans l’après-midi, un officier de l’armée congolaise a déclaré à Radio Okapi que ses hommes étaient aux trousses des miliciens, ajoutant que certains habitants ont déjà regagné le village et vaquent à leurs occupations.
Au cours de la nuit de lundi à mardi 20 décembre, des miliciens du même mouvement ont pris en otage puis violé cinq femmes dans un autre village du même territoire. La société civile avait aussi fait état des pillages.
Dans son message de vœux adressé à la population mardi 3 janvier, le commissaire de district de l’Ituri, Freddy Bosomba, s’était engagé à éradiquer l’insécurité dans sa juridiction en 2012.
Vie politique…
(RDC_5) AFP – 20/1
L'opposant Etienne Tshisekedi, autoproclamé "président élu" de la RDC après avoir rejeté la réélection du président sortant Joseph Kabila, a annoncé vendredi son intention de former un gouvernement et considère comme "nulles" les législatives.
M. Tshisekedi a tenu une conférence de presse à son domicile à Kinshasa où plusieurs journalistes n'ont pu accéder, la police ayant bouclé le quartier où réside l'opposant. Les "points forts" de sa déclaration ont été rapportés sur le site internet de "l'opposition politique congolaise" et confirmés à l'AFP par un des proches de l'opposant.
M. Tshisekedi a annoncé qu'il prenait "sa fonction active" ce vendredi, qu'il formerait un gouvernement "la semaine prochaine" et qu'il prévoyait "un recensement général de la population avant des élections locales et ensuite nationales". Il s'est dit "obligé de former un gouvernement sur la base de la nécessité et l'urgence et de gouverner par ordonnance jusqu'à la mise en place des institutions élues sur la base d'un véritable recensement de la population et l'organisation d'élections à tous les niveaux", précise le site internet de l'opposition.
Après avoir rejeté les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 qui le classait deuxième derrière le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, M. Tshisekedi "considère comme nulles les élections législatives" qui se sont tenues en même temps et dont les résultats ne sont toujours pas connus.
Selon le site internet de l'opposition, M. Tshisekedi rejette par ailleurs "toute hypothèse de table ronde ou autre solution de compromis", comme l'avaient proposé trois autres candidats de l'opposition battus à la présidentielle, dont le président du Sénat Léon Kengo.
Lire aussi sous :
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120120165955/joseph-kabila-rdc-udps-etienne-tshisekedirdc-tshisekedi-sort-de-son-silence.html
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/20/rdc-tshisekedi-affirme-etre-officiellement-entre-en-fonction-comme-chef-de-letat/
http://www.afriquinfos.com/articles/2012/1/25/afrique-centrale-195349.asp
(RDC_6) Radio Okapi – 21/1
Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu, a suspendu, vendredi 20 janvier, les plénières à l’assemblée provinciale du Nord-Kivu « jusqu’à nouvel ordre », suite à la démission de certains députés de leurs formations politiques pour lesquelles ils ont été élus.
Dans sa décision adressée au gouverneur de province, avec copie au président de l’assemblée provinciale et à l’inspecteur provincial de la police, Adolphe Lumanu appelle à une « exécution immédiate ».
Les éléments de la police ont ainsi quadrillé tôt le matin de ce samedi 21 janvier la salle de plénières pour empêcher aux députés d’y accéder. La session extraordinaire convoquée par le bureau de l’assemblée provinciale ne s’est donc plus déroulée.
Pour le rapporteur de l’assemblée provinciale, Gilbert Kalinda (PPRD), la mesure du ministre de l’Intérieur est un « assassinat et une régression de la démocratie » « Les droits des députés au Nord-Kivu sont banalisés et c’est très grave. Le droit fondamental des réunions semble être un droit de seconde zone dans le pays », déclare Gilbert Kalinda. Il se demande comment le ministre Adolphe Lumanu peut s’attribuer les compétences de suspendre la tenue d’une session extraordinaire d’un organe délibérant.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/24/le-siege-de-lassemblee-provinciale-du-nord-kivu-toujours-quadrille-par-des-policiers/
(RDC_7) AFP – 22/1
La police congolaise a empêché dimanche l'opposant Etienne Tshisekedi de quitter son domicile à Kinshasa, a-t-on appris dans l'entourage de celui qui s'est autoproclamé "président élu" de la RDC après avoir rejeté la réélection du chef de l'Etat sortant Joseph Kabila.
M. Tshisekedi et son épouse ont quitté en voiture leur domicile en milieu d'après-midi pour "une visite familiale, une simple promenade", mais ils ont été "stoppés" peu après par la police qui a dit qu'il n'y avait "pas de passage sauf autorisation de la hiérarchie", a déclaré à l'AFP son directeur de cabinet Albert Moleka.
M. Tshisekedi "est en résidence surveillée. C'est très grave", a dénoncé M. Moleka qui a lui-même été empêché par la police d'accéder à la résidence de l'opposant.
Vendredi, la police avait aussi interdit l'accès aux abords de la résidence à des journalistes qui souhaitaient s'y rendre pour assister à une conférence de presse de M. Tshisekedi.
M. Moleka a dénoncé le comportement de policiers appartenant à la Légion nationale d'intervention (ex-Police d'intervention rapide), une unité "qui n'a pas un commandement limpide" et dont des éléments sont soupçonnés d'être en fait des soldats de la Garde républicaine (ex-garde présidentielle) portant l'uniforme de policiers et n'obéissant pas au chef de la police.
(RDC_8) Radio Okapi – 23/1
L’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanga est monté au créneau, ce lundi 23 janvier, pour dénoncer des cas de menaces et intimidations sur les abbés catholiques du chef-lieu du Kasaï-Oriental. Selon des sources, quatre prêtres de ce diocèse seraient recherchés par des personnes non autrement identifiées.
Des inconnus passeraient par des fidèles pour recueillir des renseignements sur les prêtres catholiques et les couvents où ils habitent. Et pour Mgr Bernard-Emmanuel, ce phénomène fait suite aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier: « Il y a beaucoup de cas d’insécurité dans des couvents de sœurs et autour des ecclésiastiques dans le presbytère. Tout autour, les voisins sont toujours inquiets et témoins de cette insécurité dans la ville de Mbuji-Mayi. Depuis un temps, on attendait plus parler de ça. Ce qui me pousse à dire que depuis les élections, une attitude s’est installée dans le chef de ceux qui nous sécurisent. On sent de leur part soit un abandon ».
Le diocèse lie ces menaces à la nature d’homélies dites durant cette période électorale, aux cours desquelles l’église catholique dénonce « des irrégularités et des faiblesses inquiétantes» lors de ce double scrutin. « Je pense que c’est en rapport avec la vérité. Quand on a affaire à des personnes qui ont fait l’option de dire la vérité et cette vérité gêne », a conclu l’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi.
Mgr Kasanga a ainsi lancé un appel au Conseil de sécurité provincial du Kasaï-Oriental pour sauvegarder la société et protéger tous les paisibles citoyens.
(RDC_9) Belga – 24/1
L'ONG congolaise La Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV) a fait état mardi de l'existence d'un plan visant à "reléguer" l'opposant Etienne Tshisekedi.
"La VSV exprime ses inquiétudes suite à l'existence d'un plan conçu contre les leaders d'opinion en général et en particulier Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, président du parti politique d'opposition Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), par les services de sécurité notamment l'Agence nationale de Renseignements (ANR)", a indiqué l'association dans un communiqué reçu à Bruxelles.
Selon la VSV, "ce plan qui rappelle la dérive totalitaire longtemps décriée pendant la deuxième république ne fait que reculer la démocratie en RDC". Elle fait ainsi allusion aux nombreuses arrestations et relégations dont M. Tshisekedi, un opposant historique, avait fait l'objet dans les années 1980 sur ordre du président zaïrois Mobutu Sese Seko, après avoir créé l'UDPS.
Selon la Voix des Sans Voix, plusieurs militaires auraient déjà été dépêchés à Mbuji-Mayi, le chef-lieu de la province du Kasaï oriental, avec comme mission d'accompagner M. Tshisekedi au lieu de relégation où il devra séjourner trois années durant.
Plus généralement, la VSV dit craindre pour la vie, l'intégrité physique et psychologique de M. Tshisekedi qui est assigné en résidence surveillée à son domicile de Limete, dans la banlieue est de Kinshasa, et "dont le droit de circuler librement est violé par les autorités congolaises".
(RDC_10) Belga – 24/1
Aucune date n'a encore été fixée pour la publication des résultats complets provisoires des élections législatives contestées du 28 novembre dernier en RDC, a indiqué le numéro deux de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jacques Djoli, cité mardi par la radio onusienne Okapi.
L'heure est encore à l'examen des recours de plusieurs candidats, a affirmé lundi M. Djoli à Radio Okapi, parrainée par l'ONU. "Nous allons publier les résultats provisoires pour l'ensemble du pays lorsque nous aurons terminé d'examiner les recours internes administratifs que nous avons reçus de différents candidats afin de vous donner les résultats responsables afin d'apaiser les uns et les autres", a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs assuré que la compilation des résultats de Kinshasa était bien avancée. "Sur les 169 CLCR (Centres locaux de compilation des résultats, un par circonscription électorale), 164 ont déjà terminé leur travail. Les quatre CLCR de Kinshasa sont suffisamment avancés. Nous espérons qu'avant la fin de la semaine les quatre CLCR de Kinshasa auront terminé afin que nous puissions vous donner l'ensemble de résultats provisoires de la République", a dit le vice-président de la Ceni.
Lire aussi sous :
http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2012/01/24/congo-le-feu-de-la-contestation-des-legislatives-setend/
(RDC_11) ACP – 25/1
Le Comité national de médiation pour le processus électoral en RDC (CNMPE) a repris les concertations avec la classe politique en vue de l’apaisement du climat politique post électoral caractérisé par des contestations des résultats provisoires publiés par la Commission nationale indépendante (CENI).
Dans un communiqué parvenu mardi à l’ACP, le Comité national indique qu’il est engagé dans des échanges avec les personnalités politiques pour parvenir à des « propositions concrètes ». Il s’est entretenu, dans ce cadre, avec le représentant de M. Antipas Mbusa Nyamwisi qui fait partie de ceux qui souhaitent que la classe politique se réunisse autour d’une table ronde à convoquer par le Chef de l’Etat sur proposition du CNMPE. Il a aussi rencontré les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France en RDC qui ont soulevé plusieurs questions en rapport avec les activités du comité et son appel à la classe politique.
Le Comité national annonce la poursuite des rencontres à Kinshasa et en provinces.
(RDC_12) Radio Okapi – 25/1
Des heurts ont opposé ce mercredi 25 janvier des étudiants de l’Université officielle de Mbuji-Mayi et la garde rapprochée du gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji. Selon des témoins sur place, les étudiants ont jeté des pierres sur le gouverneur dont les gardes auraient répliqué à coup de balles réelles et des grenades lacrymogènes.
Les étudiants font état de trois blessés et d’une vingtaine de leurs camarades interpellés par la police. Le gouverneur, de son côté, reconnaît l’arrestation de trois étudiants.
Ces derniers reprochent à Ngoyi Kasanji « d’avoir parlé d’eux en mal » au cours d’une émission dans une chaîne de télévision locale.
(RDC_13) AFP – 26/1
La police a bouclé jeudi les abords de la résidence à Kinshasa de l'opposant Etienne Tshisekedi, autoproclamé "président élu" de la RD Congo, et dispersait tout rassemblement de ses partisans qui étaient appelés à "l'accompagner" au palais présidentiel, a constaté l'AFP.
Depuis le début de la matinée les policiers filtraient l'accès à plusieurs rues menant au domicile de M. Tshisekedi, dans le quartier Limete (est), et dispersait avec des gaz lacrymogènes des petits groupes de partisans peu nombreux de l'opposant. La police procédait à quelques interpellations.
L'accès est également interdit aux journalistes, dont certains, notamment ceux de l'Agence France-Presse, ont été contraints, sous escorte policière, de quitter la zone, avant d'être laissés libres quelques instants plus tard. Une source policière a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait de "protéger" les journalistes des gaz lacrymogènes.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/26/rdc-etienne-tshisekedi-empeche-de-se-rendre-au-palais-de-la-nation/
(RDC_13_1) Syfia – Grands Lacs – 25/1
Depuis la fin des élections présidentielles et législatives, les militants et sympathisants fuient leurs bureaux politiques. Ils ne viennent plus à leurs réunions et portent rarement les insignes de leurs anciens partis.
Mi-janvier, mi-journée. Sur le boulevard Nyamwisi, non loin du quartier général de la Monusco, les cadenas sont encore sur la porte du bureau du Mouvement social pour le renouveau (MSR, parti de la majorité présidentielle). Sur ce même boulevard, le plus fréquenté en ville de Beni, Freddy Katembo, chargé de permanence de l’Union des démocrates chrétiens fédéralistes (Udecef) est seul au bureau en train de parcourir un magazine.
Même ambiance au rond-point du 30 juin, au bureau du Rassemblement congolais pour la démocratie/Kisangani mouvement de libération (RCD/KML). Justine Langalanga, commise à la réception, constate que les membres de son parti viennent de plus en plus rarement signer le registre de présence. Auparavant, vieux, jeunes et mamans se présentaient tôt le matin pour rendre compte de l’évolution de leur regroupement politique et répondre aux différents communiqués. Selon Justine, depuis la publication des résultats provisoires des législatives, les militants ne fréquentent plus la permanence. Avant la campagne, cette dernière manquait de place pour accueillir tout le monde...
Situation identique aux sièges du Parti lumumbiste unifié (Palu), de l'Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), de l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) et du Mouvement de libération du Congo (MLC) qui n’ouvrent presque plus. « Je me demande si les sympathisants du MLC existent encore à Beni… On ne sait plus localiser leur vraie adresse. Même leur président de section, qui intervenait régulièrement sur les ondes de Radio Liberté, média proche de Jean-Pierre Bemba, passe à présent inaperçu en ville », constate un étudiant.
Pendant le processus électoral, plusieurs militants ont adhéré aux différents partis pour décrocher un emploi promis par les candidats. L'échec cuisant de leurs favoris a achevé de les décourager. « Certains de nos partisans ne sont plus réguliers au bureau et ne participent plus aux réunions, parce que notre candidat député en qui ils plaçaient leur confiance n'a pas gagné », résume Blaise Kambale, secrétaire exécutif du MSR. Même des nouveaux membres, que certains candidats avaient fait adhérer en raison de leur influence dans la société, ont pris la fuite.
La gestion obscure des fonds alloués pour battre campagne démotive également plusieurs militants. En effet, pendant la campagne, on a assisté à des scissions et à des disputes au sein de plusieurs regroupements politiques. Un militant du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD au pouvoir), explique, sous anonymat : « Pendant la campagne, nos chefs ne voulaient pas qu'on demande l'affectation de l'argent de mobilisation ou de transport. Même des biens envoyés par la direction politique ont disparu. Des motos, montres, pare-soleil, foulards et d’autres objets à l'effigie du 'Raïs' étaient distribués en dehors de la permanence du parti et des normes de nos statuts. »
Dans les bureaux politiques, on explique autrement le retour de bâton que subissent actuellement les dirigeants de partis. « Il y a des gens qui ne veulent pas s'engager dans les crédits de loyers et autres dépenses effectuées pendant la campagne de peur d'être parmi les personnes à recouvrer… », lance un assistant. Et d’ajouter que plusieurs militants brillent par leur absence pour rebondir ailleurs et adhérer de nouveau lors des élections provinciales prévues fin mars.
(RDC_13_2) Radio Okapi – 26/1
Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a rencontré ce jeudi 26 janvier des membres de l’opposition congolaise au quartier général de la Monusco à Kinshasa. Ils ont échangé sur la situation de droits de l’homme en RDC et le processus électoral. Les opposants congolais ont notamment soumis au diplomate onusien leurs préoccupations au sujet des élections présidentielle et législatives du 28 novembre.
Au terme de la rencontre, Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et candidat malheureux à l’élection présidentielle, a affirmé avoir dressé « un tableau des violations continuelles des droits de l’Homme en RDC, surtout tout au long du processus électoral».
Parlant de l’élection présidentielle, il a demandé le recomptage des voix pour « rétablir la vérité des urnes ». « D’un côté, le président Etienne Tshisekedi, légitime parce qu’élu par le peuple. De l’autre côté, le président Joseph Kabila proclamé par la Ceni et confirmé par la Cour suprême de justice. Pour rétablir la vérité des urnes et la justice pour tout le monde, il faut recompter les voix pour la présidentielle et là on ne prend pas toutes les provinces. On peut prendre quelques provinces test comme le Katanga, Kinshasa, le Kivu, le Kwilu et la Province Orientale », a déclaré le président de l’UNC.
Martin Fayulu, du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), s’est interrogé sur le rôle de la Monusco au cours des élections présidentielle et législatives : « La Monusco a été témoin des changements des procès-verbaux, des pertes des PV. Alors quel était finalement le rôle de la Monusco ? Et comment est-ce que la Monusco aujourd’hui ne peut pas nous dire clairement ce qui s’est passé réellement parce qu’il était témoin de tout ? »
Les opposants ont affirmé qu’Hervé Ladsous a noté leurs préoccupations et a encouragé la classe politique congolaise à dialoguer.
(RDC_13_3) AFP – 27/1
La Commission électorale (Ceni) en RDC a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir demandé l'annulation des législatives de fin 2011 dans 7 des 169 circonscriptions à cause de violences ou incidents lors du vote, et des poursuites judiciaires pour une quinzaine de candidats accusés de violences. La Ceni a fait cette annonce avant de donner les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre pour 156 circonscriptions avec l'élection de 432 députés -sur 500 sièges-. Elle donnera lundi les résultats des 6 circonscriptions restantes, dont 3 de Kinshasa.
La Ceni a proposé à la Cour suprême -chargée de proclamer les résultats définitifs du scrutin après examen des recours- l'annulation des législatives et un nouveau vote dans 7 circonscriptions "notoirement affectées par des actes de violences majeures qui ont entaché le bon déroulement des opérations de vote, de dépouillement, de ramassage de plis, et de la compilation" des résultats, a déclaré le président de la Ceni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda.
La Ceni a également "décidé de déférer devant la cour suprême de justice" une quinzaine de candidats-députés "ayant proféré des menaces ou ayant posé des actes de violence à l'endroit des agents électoraux, ou encore ceux ayant commis des actes de destruction et autres voies de fait sur les installations de la Ceni", a ajouté M. Mulunda.
(RDC_13_4) AFP – Belga – 27/1
Le parti du président de la RDC Joseph Kabila et ses alliés devancent nettement l'opposition aux élections législatives du 28 novembre 2011, selon les résultats partiels donnés dans la nuit de jeudi à vendredi par la Commission électorale et portant sur près de 87% des 500 sièges à attribuer. Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), du président Kabila, obtient 58 des 432 sièges pour lesquels les résultats ont été annoncés par circonscription par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et totalisés par l'AFP. Le PPRD avait obtenu 111 sièges lors des précédentes législatives, en 2006.
En deuxième position arrive le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), avec 34 sièges. L'UDPS avait boycotté les élections de 2006 et son leader a récemment considéré "comme nulles" celle de 2011.
Parmi les partis alliés à M. Kabila, quatre se détachent et obtiennent entre une douzaine et plus d'une vingtaine de sièges. Il s'agit du Parti du Peuple pour la Paix et la Démocratie (PPPD), une formation de la majorité créée à la veille du double scrutin - présidentiel et législatif - du 28 novembre, le Mouvement social pour le Renouveau (MSR, de Pierre Lumbi), le Parti lumumbiste unifié (Palu, du Premier ministre sortant Adolphe Muzito) et l'Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC, du ministre Olivier Kamitatu Etsu), trois partis qui ont soutenu la candidature de M. Kabila à la présidentielle.
Du côté de l'opposition, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) recueille vingt sièges. Le MLC, de l'ancien vice-président et opposant Jean-Pierre Bemba - emprisonné à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale (CPI) - était le principal parti d'opposition à l'Assemblée en 2006, avec 64 sièges.
Une centaine de partis devraient être représentés à l'Assemblée, avec un ou deux sièges. Sur les 432 députés donnés élus par la Ceni figurent 44 femmes.
Justice, Droits de l’homme…
(RDC_14) Radio Okapi – 22/1
La fermeture de la RLTV et de CFTV, deux médias proches de l’opposition, ne relève pas de la compétence du Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC, affirme le président de cette institution. L’Abbé Jean Bosco Bahala dit par conséquent ne pas comprendre les attaques médiatiques dont serait victime le CSAC à ce sujet.
Le président du CSAC affirme que la compétence de son institution se limite à la régulation du contenu des médias. Or, le traitement des dossiers relevant de ce domaine et relatifs à ces médias est terminé depuis le 29 novembre 2011. Il dit avoir invité ces chaînes à contacter le ministère de la Communication pour la résolution d’autres problèmes. « Pour RLTV, le ministère de la communication nous a communiqué qu’ils avaient un problème judiciaire, mais il y a aussi un autre problème au niveau de la réglementation. Nous leur avons écrit pour leur demander de se mettre en contact avec ces instances pour arranger leur problème et nous allons rouvrir cette chaîne », indique-t-il.
Jean Bosco Bahala explique que CFTV a « un problème au niveau de la cession de la fréquence » dont le CSAC a été notifié pour en ternir compte dans le traitement de son dossier.
Le président du CSAC affirme aussi que « toute la communication qui est en train de se faire autour de ces choses » n’aide pas son institution. « Ça nous embarrasse parce que nous sommes en train de les défendre, d’arranger leurs problèmes avec l’Etat, mais eux nous attaquent dans la presse. Ça nous gêne beaucoup ».
(RDC_15) Radio Okapi – 24/1
Le procès de Jean-Pierre Bemba a de nouveau été reporté, ce lundi 23 janvier, et devrait reprendre le jeudi 26 janvier avec l’audition du 37ème témoin, appelé par l’accusation depuis l’ouverture du procès, il y a plus d’un an. Suspendu le 10 décembre dernier, en raison des vacances judiciaires, le procès aurait dû reprendre le 9 janvier. Mais il a été reporté à plusieurs reprises, en raison des difficultés, pour le procureur, à faire venir les témoins à la barre.
Depuis l’ouverture du procès, en novembre 2010, le procureur a pu conduire à la barre 36 témoins contre le sénateur congolais, poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.
Pour boucler la présentation de ses preuves au mois de février avant de laisser la parole aux victimes et à la défense, le procureur souhaite appeler encore quatre témoins, considérés comme des « insiders », c’est-à-dire d’anciens alliés de Jean-Pierre Bemba à l’époque du crime reproché. Or ces témoins, dont les noms sont confidentiels, refuseraient de se présenter devant les juges.
La Cour dispose de très peu de moyens de contrainte pour faire venir les témoins. Mais les difficultés du procureur à obtenir leur venue à la barre a, pour l’instant, conduit le procès dans l’impasse. Leur statut d’insider en fait des témoins clés pour le procureur. Il est cependant difficile aujourd’hui d’évaluer si leur absence pèsera sur le résultat final de l’affaire, ont indiqué des observateurs à La Haye Haye.
L’essentiel du procès du sénateur congolais s’est déroulé à huis clos et la majorité de témoins a déposé sous pseudonyme, le procureur a également fait appel à plusieurs experts, 21 victimes et les membres du MLC ainsi que les soldats centrafricains alliés au MLC lors du combat.
Les avocats du sénateur congolais estiment que leur client n’a aucune responsabilité dans les meurtres, viols et pillages commis en République Centrafrique aussi longtemps que ses soldats avaient appelés en renfort par le président d’alors Ange-Félix Patassé.
Pour les avocats de la défense, c’est cet ancien président de la RCA et non Bemba qui contrôlait les miliciens venus renforcer l’armée régulière. Selon plusieurs témoins, JP. Bemba était en contact constat avec ses troupes et il avait effectué plusieurs visites sur le terrain.
Économie, Finances…
(RDC_16) Radio Okapi – 22/1
Au cours d’une rencontre vendredi 20 janvier, le ministre provincial de l’Intérieur, le bourgmestre de Mbuji Mayi et les maires des communes de Diulu, Bipemba et la Kanshi, dans la capitale provinciale du Kasaï-Oriental, se sont engagés à lutter contre l’exploitation artisanale du diamant dans les parcelles résidentielles.
Ce phénomène, déjà observé dans la cité de Bakua Tshimuna, dans la même province, se vit depuis près de trois mois dans les communes précitées. Les habitants creusent des puits de diamant dans leurs parcelles, précisément dans les quartiers Tubondo et Mudiba, dans la commune de la Kanshi, Lubwa et Masanka dans la commune de Diulu et quelques quartiers de la commune de Bipemba.
L’objectif de la rencontre, à laquelle a aussi participé le commandant du district centre de la police, était de trouver des voies et moyens pour mettre fin à cette pratique qui constitue un danger pour le tissu écologique de la ville, à cause surtout de la présence de nombreux ravins. Le ministre de l’Intérieur s’est engagé à envoyer ses services sur terrain pour décourager cette habitude.
L’exploitation artisanale du diamant a déjà fait plusieurs victimes à Mbuji-Mayi. Débutée depuis plusieurs années, les autorités municipales avaient réussi à y mettre fin auparavant. Les habitants de Mbuji Mayi espèrent des autorités des mesures efficaces pour mettre définitivement fin à cette pratique qui continue à sévir dans la cité de Madiatu, à Bakua Tshimuna, malgré l’engagement des gouvernants.
(RDC_17) Radio Okapi – 25/1
Les recettes fiscales mensuelles du Nord-Kivu ont baissé de 37% en janvier 2011, par rapport à décembre dernier, passant de 800 000 à 300 000 dollars américains. Le porte-parole du gouverneur provincial, Jean Louis Ernest Kyaviro, l’a révélé à la presse mardi 24 janvier.
Cette baisse est notamment liée à la suspension de l’exploitation minière, qui représentait à peu prés 30% des recettes de la province. Jean Louis Ernest Kyaviro a évoqué aussi des détournements de deniers publics par certains responsables de la direction générale des recettes du Nord-Kivu et autres services du gouvernement. « Il y a des cas de détournement, il y a des erreurs humaines, des résistances parmi certains opérateurs économiques. Mais il y a aussi une bonne part de la baisse des recettes fiscales issue des mines », a-t-il expliqué.
Selon le porte-parole du gouvernement du Nord Kivu, avec de l’organisation, la province produirait un million de dollars américains par mois. « C’est pour cela que le gouverneur a estimé qu’il fallait faire des changements humains pour voir si ça peut renforcer les capacités de recouvrement », a-t-il poursuivi
Le Nord-Kivu est la 4ème province du pays en termes de production des recettes pour le trésor public, selon une source proche du ministère des Finances.
(RDC_18) Belga – 26/1
Le groupe pétrolier français Total a obtenu l'autorisation de lancer les travaux d'exploration pétrolière dans le Lac Albert frontalier entre l'Ouganda et la RDC, un mois après avoir obtenu le droit d'exploiter l'or noir dans le Graben Albertine, en Ituri, a annoncé le ministre congolais des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu, cité par l'agence de presse associée (APA), reçue jeudi à Bruxelles.
M. Mbuyu a, lors d'une visite à Bunia, le chef-lieu du district de l'Ituri, évoqué la "puissance financière et technique" de Total pour justifier l'octroi à ce groupe de l'exploitation du pétrole du bloc 3. Ce bloc semblait avoir auparavant avoir été accordé aux sociétés South Africa Congo Oil et Cohydro travailleront sur le bloc 3, selon des ordonnances signées en juin 2010 par le président Joseph Kabila et publiées à l'époque par le journal officiel congolais.
Ces mêmes ordonnances avaient attribué les blocs 1 et 2 - les plus disputés -, à des sociétés inconnues jusque-là, Caprikat Limited et Foxwhelp Limited, basées aux îles Vierges, suscitant des critiques de l'ONG de défense des droits de l'homme et de l'environnement Global Witness.
Selon l'APA (indépendante), M. Mbuyu s'est rendu au Lac Albert pour faire le suivi des travaux des recherches sismiques amorcés par Oil Of DRC pour le compte des Caprikat et Foxwelp. Le ministre des Hydrocarbures a demandé "à la population de l'Ituri de soutenir cette politique" et dit espérer qu'avec ces investissements, le budget de la RDC allait s'élever à hauteur de 20 ou 40 milliards de dollars - contre environ sept milliards en 2011.
Relations extérieures
(RDC_19) Radio Okapi – 21/1
Les gouvernements de deux Congo et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) comptent démarrer les opérations de rapatriement des réfugiés de la RDC installés au Nord du Congo Brazzaville en avril 2012. C’est la principale recommandation issue du groupe technique réuni jeudi 19 et vendredi 20 janvier à Brazzaville pour aborder la question de ce rapatriement.
Les membres de ce groupe technique ont fixé en avril 2012 la date de lancement des opérations de retour volontaire des réfugiés de l’Equateur installés au Nord du Congo Brazzaville. Selon les membres de cette structure, les opérations de rapatriement pourront prendre fin le 30 juin 2013. Mais ils prévoient d’organiser des visites conjointes à Bomengo en Equateur « pour s’assurer que ces retours auront lieu dans des bonnes conditions ». Ils ont aussi projeté de faire le point sur les préparatifs de ces rapatriements au cours d’une réunion tripartite à Kinshasa.
D’après Madame Nzinga Ilunga, représentante de la RDC, le pays est engagé et déterminé à appliquer toutes les conclusions issues de la rencontre de Brazzaville. « Nous pensons que l’heure a sonné pour que nos frères et sœurs regagnent leur pays et retrouvent leurs parents ainsi que leurs villages qu’ils ont quittés depuis trois ans », a-t-elle affirmé.
Plus de 116.000 (cent seize mille) Congolais de la RDC se sont réfugiés au Congo-Brazzaville à la suite des affrontements inter communautaires, survenus en octobre 2009 à Dongo, sur la gestion des étangs poissonneux. Selon le HCR, à ce groupe se sont ajoutés plus de 100.000 (cent mille) déplacés internes en RDC. 11 000 d’entre eux seraient déjà retournés au pays de leur propre volonté.
(RDC_20) Radio Okapi – 22/1
Dans un communiqué daté du vendredi 20 janvier, le Secrétaire général de la Francophonie recommande l’apaisement et le respect des principes démocratiques dans la poursuite du processus électoral en RDC. Selon le texte, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) offre sa disponibilité d’accompagnement, précisant qu’elle ne prend position en faveur d’aucune partie au processus électoral.
Pour le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, il est impérieux que toutes les dispositions soient prises par les institutions concernées afin que le processus électoral se poursuive dans les meilleures conditions de rigueur, de transparence et d’équité. « Le peuple congolais, qui s’est largement déplacé pour voter, attend beaucoup de ces élections. Il aspire à un progrès significatif de la démocratie et du respect des droits et libertés. Il ne faut pas décevoir ces aspirations légitimes », a-t-il déclaré.
Selon Abdou Diouf, l’intérêt supérieur du pays exige que tout recours à la violence et à la provocation soit évité. Il recommande notamment un traitement plus responsable et plus impartial des résultats des élections législatives. Et en cas de contestations, le secrétaire général de l’OIF conseille de ne recourir qu’aux voies légales. Il invite également la Cour suprême de justice à dire réellement le droit au cours des contentieux électoraux. La Francophonie émet ainsi le vœu de voir la RDC réussir dans la paix sa marche vers la démocratie.
Lire aussi sous :
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/23/rdc-lopposition-la-majorite-reagissent-au-dialogue-inclusif-propose-par-abdou-diouf/
http://radiookapi.net/actualite/2012/01/23/rdc-lorganisation-dune-table-ronde-diversement-appreciee-par-la-classe-politique/
(RDC_21) ACP – 25/1
Le Président la Chambre des représentants du Royaume de Belgique, M. André Flahaut, salue dans une lettre adressée au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, le travail abattu par cette institution d’appui à la démocratie.
« Suite aux élections qui se sont tenues dans votre pays, je tiens à saluer de tout cœur le travail remarquable effectué par la CENI afin de garantir un processus électoral digne d’une démocratie moderne, malgré un certain pessimisme ambiant et malheureux qui, parfois, a remis en cause vos chances d’aboutir », écrit en substance M. André Flahaut. « Je pense que votre pays doit beaucoup à votre institution dont le sérieux et l’ambition méritent, à mon sens, d’être reconnus par la Communauté internationale », souligne le Président de la Chambre des Représentants de Belgique dont une copie scannée de la lettre a été envoyée à l’ACP mardi.
Lire aussi sous :
http://congosiasa.blogspot.com/2012/01/bleak-choices-for-path-ahead-in-congo.html
http://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=search&;language=fr&cfm=/site/wwwcfm/search/search.cfm?db=INQO
http://www.senate.be/www/?MIval=/index_senate&;LANG=fr
(RDC_22) Radio Okapi – 25/1
L’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs, Barry Walkley, a déclaré, mardi 24 janvier à Bukavu que la Communauté internationale doit appuyer les gouvernements de la région dans le renforcement des capacités de leurs armées et polices nationales.
Le diplomate américain a précisé que cette intervention internationale est nécessaire pour permettre à ces gouvernements de combattre efficacement les groupes armés et forces négatives actifs dans la région.
Barry Walkley n’a pas donné plus de détails sur l’objet de sa visite. Il a déclaré néanmoins être venu «faire des recherches », et s’est engagé, dès son retour aux Etats-Unis, à présenter ses « idées et suggestions » à Mme Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine. Son rôle, a-t-il précisé, est de faire respecter la politique américaine transfrontalière, comprenant les questions telles que les minerais de sang, les groupes armés, les viols, la réforme du secteur de l’Etat ainsi que la bonne gouvernance.
(RDC_23) Radio Okapi – 25/1
Le (nouveau) secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a entamé ce mercredi 25 janvier une série des rencontres avec les autorités congolaises. Dans la matinée, il s’est entretenu avec le ministre congolais des affaires étrangères, Alexis Tambwe, avant de rencontrer les membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le Premier ministre, Adolphe Muzito, et le ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu.
Au terme de leur entretien, Alexis Tambwe, a expliqué qu’Hervé Ladsous « voulait connaître la situation générale du pays après les élections, la situation générale avec nos voisins et comment évoluent les questions sécuritaires à l’Est du pays ».
S’adressant à la presse au sortir de ses discussions avec les membres du bureau de la Ceni, le secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix a reconnu que certains reproches adressés à cette institution étaient fondés. Mais, a-t-il ajouté, « à tout péché, miséricorde. Il faut améliorer tout cela. Et les Nations unies restent prêtes à continuer à appuyer tout ce processus [électoral] et apporter son concours à la Ceni ».
Lors de son arrivée en RDC, mardi 24 janvier, il avait réitéré le soutien de l’ONU au processus électoral congolais indiquant qu’il y a « effectivement beaucoup de leçons à apprendre de la manière dont se sont passées les élections présidentielle et législatives » en RDC.
Avec Adolphe Muzito, Hervé Ladsous a notamment discuté de la reconstruction de la RDC dans la paix. Le diplomate onusien a évoqué des questions de sécurité avec le ministre de l’Intérieur. Il a loué les efforts de la police congolaise pour le rétablissement de l’ordre publique, reconnaissant, par ailleurs, que « beaucoup reste à faire pour une véritable protection des civils » et que « des femmes continuent à être violées dans l’Est du pays où certains groupes armés font la loi ».
RWANDA
Sécurité, Armée…
(RWA_1) AFP – 24/1
Dix personnes ont été blessées mardi dans l'explosion d'une grenade dans le centre du Rwanda, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police, Theos Badege.
"Nous ignorons pour le moment s'il s'agit d'une explosion accidentelle ou d'une attaque", a déclaré M. Badege, précisant que l'incident avait fait une dizaine de blessés mais aucun tué. L'explosion a eu lieu en début de soirée dans le district rural de Muhanga, le long d'une route et près d'une station de bus où des vendeurs ambulants proposaient des cartes de téléphone mobile.
Le Rwanda a été le théâtre de plusieurs attentats à la grenade ces dernières années. Les autorités ont par le passé imputé ces attaques à la grenade aux rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basés en RDC, et à d'anciens responsables en exil.
En juillet 2011 dans le sud-ouest du pays, une attaque de ce genre avait fait 21 blessés légers. Une autre attaque à la grenade avait causé la mort de deux personnes dans la capitale début janvier. En 2010, année d'élection présidentielle, cinq personnes avaient perdu la vie dans des attentats de même nature à Kigali, jusqu'alors considérée comme une des capitales les plus sûres d'Afrique.
Justice, Droits de l’homme…
(RWA_2) AFP – 24/1
L’ancien homme politique rwandais Léon Mugesera, réclamé par la justice rwandaise pour incitation présumée au génocide des Tutsi de 1994, est arrivé ce mardi soir à Kigali après son extradition par le Canada. Ce linguiste originaire du nord du Rwanda, qui vit au Canada depuis 1993, avait réussi à repousser son extradition durant plusieurs années grâce à de multiples recours judiciaires. Il est réclamé par la justice rwandaise depuis 1995 pour un célèbre discours prononcé en novembre 1992 lors d’un meeting de son parti.
Vêtu d’un manteau et d’une cravate, menotté et apparemment en forme, l’ancien vice-président pour la préfecture de Gisenyi du parti de l’ex-chef de l’Etat Juvénal Habyarimana est arrivé à bord d’un vol spécial. Il a aussitôt été embarqué dans un véhicule de la police, en présence de nombreux représentants de la presse nationale et internationale et de certains Rwandais de la diaspora canadienne venus pour la circonstance.
Plus tôt dans la journée, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo et le procureur général Martin Ngoga avaient salué la décision des autorités canadiennes. « La réaction ici au Rwanda est très positive. Pour les victimes du discours de Mugesera, justice va enfin être rendue », s’était réjouie Louise Mushikiwabo, dans un entretien avec l’AFP. « L’extradition a beaucoup tardé et c’est regrettable, mais c’est une bonne nouvelle », avait poursuivi la chef de la diplomatie rwandaise. « C’est un signal important pour tous ceux qui sont recherchés par la justice rwandaise pour leur rôle dans le génocide », avait-elle fait valoir.
Pour la ministre, l’expulsion de Léon Mugesera est « aussi la consécration des progrès réalisés dans le domaine de la justice depuis la fin du génocide » des Tutsi de 1994. « Il faut se réjouir que ce chapitre soit enfin clos, seize ans après toutes sortes d’abus de procédures », a commenté de son côté le procureur général rwandais Martin Ngoga. « Nous sommes prêts pour la tâche qui va commencer, un procès équitable et transparent », a-t-il ajouté.
Lire aussi sous :
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/01/24/005-romeo-dallaire-leon-mugesera-expulsion-reaction.shtml
(RWA_3) On peut lire également ci-dessous deux documents sur les évènements d’avril 1994 : le rapport des juges français sur l’attentat contre l’avion présidentiel et l’interview de l’ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda
https://www.wuala.com/FP_IJT/Documents/?key=TrevidicReport
http://www.levif.be/info/actualite/international/rwanda-si-nous-nous-sommes-retires-c-est-parce-qu-on-tuait-des-belges/article-4000032837623.htm?nb-handled=true&;utm_source=Newsletter-21-01-2012#

